L’apocalypse – Un Livre Scellé de 7 Sceaux

L’APOCALYPSE – UN LIVRE SCELLÉ DE 7 SCEAUX ?
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L’APOCALYPSE

UN LIVRE SCELLÉ DE 7 SCEAUX ?

EWALD FRANK

Titre original de l’ouvrage:

DIE OFFENBARUNG
Ein Buch mit 7 Siegeln?

Auteur:
Missionnaire Ewald Frank, Krefeld, Allemagne

Copyright by
Verlag: Freie Volksmission Krefeld e.V.
Tous droits de reproduction, même partielle, sont réservés

Première édition: Juin 1995

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TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos ….. 3
Chapitre 1
Introduction
Le jour du Seigneur
Origine et importance de la Parole prophétique ….. 4
La révélation de Jésus-Christ telle qu’elle a été donnée à Jean ….. 6
Dédicace aux sept Eglises ….. 8
L’événement inoubliable ….. 9
Chapitre 2
Les sept lettres du Seigneur ressuscité
Première lettre: Garde ton premier amour! ….. 11
Deuxième lettre: Sois fidèle jusqu’à la mort ….. 13
Troisième lettre: Avertissement au sujet du Balaamisme et du Nicolaïsme ….. 14
Quatrième lettre: Mise en garde contre la séduction par fausse inspiration ….. 16
Chapitre 3
Cinquième lettre: L’âge de la réformation Affermissement des faibles dans la foi ….. 19
Sixième lettre: L’âge de Philadelphie Le temps de l’amour fraternel ….. 20
Septième lettre: Avertissement à cause de la tiédeur et de la nonchalance ….. 21
Chapitre 4
Regard dans le ciel ….. 24
Chapitre 5
Le livre mystérieux scellé de sept Sceaux ….. 26
Chapitre 6
Ouverture des Sceaux
Dévoilement de la puissance de l’Antichrist Vue d’ensemble ….. 28
1er Sceau
L’Antichrist dans sa première phase: Commencement peu apparent ….. 29
2ème Sceau
L’Antichrist dans sa deuxième phase: L’exercice du pouvoir et l’effusion de sang ….. 31
3ème Sceau
L’Antichrist au troisième stade L’âge des ténèbres ….. 32
4ème Sceau
L’Antichrist dans sa quatrième phase Le mélange qui produit la mort ….. 33
5ème Sceau
Les martyrs juifs du passé et du futur ….. 34
6ème Sceau
Vue sur le commencement du jour du Seigneur Catastrophes naturelles dans le monde entier ….. 36
Chapitre 7
Les scellés d’entre les juifs ….. 39
La foule innombrable venant de la grande tribulation ….. 41
Chapitre 8
7ème Sceau
Le silence dans le ciel
Le trône de grâce devient le trône de jugement
Introduction aux jugements des sept trompettes
Les quatre premières trompettes ….. 43
Chapitre 9
Les tourments inimaginables
La cinquième trompette – Le premier malheur ….. 46
La sixième trompette – Le deuxième malheur. ….. 48
Chapitre 10
Vision intermédiaire. Le livre ouvert
Le Seigneur en tant qu’Ange de l’alliance ….. 50
Jean mange le livre doux-amer ….. 57
Chapitre 11
Deuxième vision intermédiaire: Les dimensions du temple et le ministère des deux témoins ….. 58
La septième trompette – Chant de triomphe dans le ciel Proclamation du royaume sur la terre ….. 61

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Chapitre 12

La femme revêtue du soleil
Christ et les Siens
Satan – Le dragon rouge et sa suite ….. 67
Chute définitive du dragon du ciel sur la terre
Son combat contre Michel et sa défaite ….. 71
Chapitre 13
Regard rétrospectif sur les visions de Daniel en relation avec Apocalypse ….. 75
La bête à sept têtes sortant de la mer des peuples ….. 78
La bête montant de la terre ….. 84
La mystérieuse marque de la bête ….. 87
Chapitre 14
L’Agneau et les 144’000 scellés ….. 96
L’Evangile éternellement valable
Les trois appels des anges ….. 98
La grande moisson à la fin du temps de la grâce ….. 100
Vendange de la vigne de la terre
Exécution de la colère de Dieu ….. 101
Chapitre 15
Menace des sept coupes de la colère de Dieu
La troupe sur la mer de cristal ….. 103
Chapitre 16
Les sept coupes de la colère
Fin des jugements divins ….. 106
Trinité satanique: le dragon, la bête, le faux prophète ….. 109
Chapitre 17
La femme qui chevauche la bête ….. 111
Chapitre 18
La destruction de la grande Babylone ….. 116
Chapitre 19
Allégresse dans le ciel au sujet de la destruction de Babylone Le Repas des noces de l’Agneau ….. 119
La dernière bataille est résolue par le Seigneur Lui-même ….. 121
Chapitre 20
Satan lié
Première résurrection clôturée par celle des martyrs Royaume de paix de mille ans ….. 123
La deuxième résurrection et le jugement dernier ….. 128
Chapitre 21
Proclamation des nouveaux cieux et de la nouvelle terre La gloire de la Nouvelle Jérusalem Le sort terrible des perdus ….. 130
Description de la Nouvelle Jérusalem ….. 134

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Chapitre 22

Le fleuve de vie et les arbres de vie
L’état paradisiaque du royaume de mille ans ….. 137
Dernière exhortation aux croyants ….. 139
Conclusion de Jésus ….. 141
APPENDICE
Les soixante-dix semaines de Daniel et les événements actuels en rapport avec Israël ….. 142
Epilogue ….. 157
NLES 70 SEMAINES DE DANIEL LA RÉPARTITION BIBLIQUE DU TEMPS
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Freie-Volksmission
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AVANT-PROPOS

Dans cet exposé nous considérerons principalement la période de l’Eglise du Nouveau Testament, et nous utiliserons des passages des Saintes Ecritures qui donnent des informations sur le cours des temps. Le point central de ces choses se trouve dans le dernier livre prophétique de la Bible, “l’Apocalypse” (La révélation). La Parole prophétique renferme des symboles qui sont en fait difficiles à comprendre. Beaucoup de personnes qui sondent et enseignent la Bible ont laissé cette Parole prophétique tout à fait de côté, alors que d’autres ont exprimé leurs propres pensées à son sujet. Jusqu’à présent, il n’y avait pas vraiment de littérature “mise à jour” réellement juste, éclairant d’une manière équilibrée le plus récent état du développement qui fait sans cesse de rapides progrès.

En réalité c’était quelque chose de tout à fait impossible, car ce n’est que lors de l’accomplissement de certains événements annoncés à l’avance par les Saintes Ecritures que ce développement peut être reconnu, vu, compris et placé dans son contexte juste. Dans le calcul des temps du christianisme, les prophéties bibliques tiennent tout particulièrement compte de la première et de la dernière génération. Ce qui honore le Dieu omniscient au-delà de toute mesure est le fait qu’il a fait écrire à l’avance ce développement des temps. Pour avoir la meilleure vue d’ensemble nous traiterons un à un chacun des chapitres de l’Apocalypse et consulterons au travers de toutes les Ecritures les passages bibliques en relation avec eux.

Les exposés sont courts, mais ils suffiront à ouvrir au lecteur qui y est vraiment intéressé, l’accès au conseil de Dieu. Que le Seigneur notre Dieu accorde à chaque chercheur sincère la juste compréhension et la révélation par l’Esprit pour saisir correctement le texte de l’Apocalypse. Bienheureux tous ceux qui sont dans l’Esprit pour lire la Parole inspirée par l’Esprit, ainsi que tous ceux qui la comprennent par l’Esprit, car c’est l’Esprit qui sonde toutes choses (1 Cor. 2.10-16).

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CHAPITRE 1

Introduction

Le “jour du Seigneur” Origine et importance de la Parole prophétique

L’apôtre Jean fut banni sur l’île de Patmos à cause de “la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ”. C’est là qu’il fut ravi en esprit par l’Esprit de Dieu. Il vit à l’avance les événements les plus importants qui auraient lieu au cours des temps et fut même transporté en esprit au jour du Seigneur. Ce jour est décrit abondamment dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament. L’hypothèse qu’il s’agirait là du samedi ou du dimanche provient d’une équivoque et n’est pas exacte. Le jour du Seigneur est la période qui suit le jour de la grâce et du salut (Es.49.8; 2 Cor. 6.2; Héb.4.7) – le septième jour dans la manière de compter de Dieu. Dieu compte en jours, alors que nous comptons en années. Auprès de Dieu, un jour est comme mille ans pour nous. “Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.” (2 Pier. 3.8; Ps. 90.4).

Depuis le commencement des temps nous avons affaire à sept époques de jours prophétiques attribuées par Dieu à l’humanité. En comptant approximativement deux jours, deux mille ans environ ont passé d’Adam jusqu’à Abraham; et de nouveau deux mille ans environ d’Abraham à Jésus; et maintenant nous nous approchons de la fin des deux jours, qui sont aussi appelés “les derniers jours”, les 2000 ans du temps de la grâce pendant lesquels l’Esprit de Dieu agit sur la terre (Actes 2.17). Le septième jour sera la période de mille ans du règne de paix de Christ sur la terre (Apoc. 20).

Avant que n’arrive le jour du Seigneur, Dieu voulait envoyer le prophète Elie (Mal. 4.5). Le jour du Seigneur – la dernière période de temps de mille ans avant le retour à l’Eternité – commence par les jugements, dont le point culminant sera la bataille d’Armaguédon (Apoc. 16.12-16; 19.11-21; Ezé.38.20-23; Joël 3.9-17 etc.). C’est pourquoi pour les “im-

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pies” il est décrit comme étant un jour implacable, un jour de colère où s’accomplit cette parole: “Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour de l’Eternel, de ce jour grand et terrible” (Joël 2.31). Voyez aussi les passages suivants: Es.13; Ezé.30.3; Joël 2.1,2; 3.14; Soph. 1.14,15; Actes 2.20; 2 Pier. 3.10; Apoc. 6.12-17; etc.

Le septième jour – le règne de paix de mille ans – est le jour de repos de Dieu. A la fin de ce jour, Satan est relâché encore une fois pour soulever toutes les puissances adverses de Dieu et pour les conduire sous la direction de “Gog et Magog” à la lutte finale, dans laquelle elles seront exterminées une fois pour toutes (Apoc.20.7-10). Après cela a lieu le jugement final, les nouveaux cieux et la nouvelle terre apparaissent, et le temps débouche dans l’Eternité.

Avant le jour du salut le Seigneur Dieu envoya “Son ange” sous la forme de Jean-Baptiste pour préparer le chemin (Mal.3.1; Mat.11.10; etc.). Il vint dans l’esprit et la puissance d’Elie pour conduire les cœurs de ceux qui étaient dans la foi des pères de l’Ancien Testament vers le nouveau commencement des enfants de la Nouvelle Alliance (Mal.4.6; Luc 1.17). “Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui” (Jean 1.7). Il vint établir un pont entre l’Ancien et le Nouveau Testament (Luc 16.16), il fraya le chemin du Seigneur et aplanit une route pour notre Dieu (Es. 40.3; Marc 1.1-4; etc.).

Le prophète qui vint avant le jour du Seigneur apparut à la fin du jour du salut, c’est-à-dire maintenant dans le dernier âge de l’Eglise, et cela pour reconduire à la foi des pères apostoliques le cœur des enfants de la Nouvelle Alliance (Mal. 4.6). Son Message fondé sur la Bible reconduit l’Eglise à son état originel, en parfait accord avec la Parole, de telle manière qu’elle soit replacée dans son état originel et possède avant le retour de Jésus-Christ tout ce qu’Elle avait au commencement. Par une puissante action de l’Esprit, que l’Ecriture appelle “pluie de l’arrière-saison”, l’Eglise est replacée dans l’ordre divin originel (Jacq. 5.7,8). Dans Matthieu 17.11, Jésus parle de ce ministère annoncé par le prophète Malachie comme étant encore à venir: “Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses…”, de même Il confirme que le ministère de Jean-Baptiste a déjà été manifesté (Mat.17.12,13). Lorsque Jean-Baptiste commença à prêcher, trois questions lui furent posées. L’une de celles-ci était: “es-tu Élie? Et il dit: Je ne le suis point” (Jean 1.21). Au verset 23 il se rapporte à la parole prophétique de l’Ancien Testament qui s’accomplissait au travers de son ministère.

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De même qu’Elie prit les douze pierres correspondant aux douze tribus pour rétablir l’autel de Dieu, afin d’appeler le peuple d’Israël à retourner à Dieu (1 Rois 18), ainsi par le moyen du dernier Message à l’Eglise du Nouveau Testament, la doctrine des douze apôtres est rétablie et le peuple de Dieu est rappelé à Son Seigneur et à Sa Parole. Nous expérimentons réellement maintenant cette portion finale de l’histoire du salut.

L’apôtre Pierre, dans sa deuxième prédication après Pentecôte, se rapporta à la promesse de rétablissement de l’Eglise lorsqu’il dit, conduit par l’Esprit: “… afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes” (Actes 3.19-21). Déjà au commencement de l’Eglise du Nouveau Testament le Saint-Esprit avait dit à l’avance par une bouche consacrée ce qui arriverait au temps de la fin, c’est-à-dire qu’avant le retour de Christ l’Eglise véritable serait replacée dans la même condition où se trouvait l’Eglise primitive.

La révélation de Jésus-Christ telle qu’elle a été donnée à Jean

Dans le premier chapitre de l’Apocalypse, nous rencontrons la pleine révélation de Jésus-Christ, dans Lequel se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance de Dieu (Col.2.3). C’est également au travers de Lui qu’ils sont révélés. Tout au commencement de ce chapitre se trouvent ces paroles incluant tout: “Révélation de Jésus Christ”.

“Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus Christ, soit tout ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche.” (Apoc. 1.1-3).

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Jean reçut cette révélation de Dieu d’une manière surnaturelle par l’envoi de “Son ange”. Les anges sont en général des esprits au service de Dieu (Héb. 1.14) qui, lors d’occasions particulières, peuvent apparaître sous une forme humaine visible. Dans Apocalypse 22.8,9 Jean parle de l’effet saisissant de cet événement surnaturel. Il tomba à terre pour adorer cet ange, mais celui-ci lui dit alors: “Garde-toi de le faire! je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu”.

Selon Luc 1.11-20 l’ange Gabriel apporta à Zacharie la bonne nouvelle de la naissance de Jean-Baptiste. Comme il nous l’est rapporté aux versets 26-38, ce même ange se rendit plus tard vers Marie et lui annonça la naissance de Jésus-Christ. Dans Luc 2, les bergers dans les champs de Bethléhem expérimentèrent de quelle manière un ange leur fit connaître le glorieux événement et comment les armées célestes firent entendre ce cantique d’une manière audible sur la terre: “Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée!” (Luc 2.8-14).

Il nous est souvent rendu témoignage de l’apparition d’anges dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament. Et cela est toujours arrivé dans un but particulier, en relation avec un service et un message. Sur l’île de Patmos, l’événement eut lieu dans le but de “montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. Et voici, je viens bientôt.” (Apoc. 22.6). Il eût mieux valu traduire le mot “révélation” par “dévoilement”, ce qui aurait été plus conforme au mot grec “AПOKA $\Lambda Y \Psi \mid \Sigma$ ” (Apokalypsis) tel qu’il se trouve dans le texte originel.

Dans ce dernier livre de la Bible sont dévoilés des événements et des incidents tout à fait significatifs qui ont, plus particulièrement pour les temps de la fin, la plus grande importance. Ceux qui lisent, qui écoutent et qui gardent la parole prophétique contenue dans ce livre de l’Apocalypse sont déclarés heureux. C’est le témoignage qui nous est apporté au commencement du livre de l’Apocalypse, au chapitre 1.3, et de nouveau à la fin, au chapitre 22.7. Dieu a fait connaître dans ce livre tous Ses desseins qui arrivent à leur achèvement. Par lui le témoignage de Dieu est parfaitement achevé. Le Seigneur a pensé à toutes choses. Il n’a rien oublié, et c’est pour cela que personne n’a le droit d’y ajouter ou d’en retrancher quoi que ce soit, et encore moins d’y placer quelque nouvelle révélation. Partout où choses semblables se produisent, choses apportées par des personnes se disant elles-mêmes “prophètes ou prophétesses”, cela doit être rejeté parce que cela ne provient pas de Dieu.

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Toute révélation qui vient de Dieu s’accorde toujours avec le témoignage des Saintes Ecritures. C’est ainsi que nous qui sommes des hommes faillibles, nous avons accès à la Parole infaillible. Le Saint-Esprit, qui inspira et conduisit ceux qui ont écrit cette Parole, nous conduit encore aujourd’hui dans la Vérité de la Parole.

Dédicace aux sept Eglises

Jean salue les sept Eglises que Dieu a choisies parmi plusieurs pour caractériser les sept messages écrits et présente Jésus-Christ comme le Témoin fidèle, le Premier-né d’entre les morts, et le Souverain de tous les rois de la terre: “Que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen!” (Apoc. 1.4-6).

Là-dessus Jean, le voyant, nous annonce la venue du Seigneur visible à tous, lorsqu’Il inaugurera Sa souveraineté royale: “Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen!” (v. 7).

Ceci n’est pas la description de Son retour en tant qu’Epoux (Mat. 25.1-13), Lequel vient chercher les Siens avant que commence le grand et terrible jour du Seigneur (1 Thess. 4.13-18), mais il s’agit au contraire de Sa venue pour s’asseoir sur le trône de Sa gloire et pour juger premièrement (Mat. 25.31) et ensuite régner pendant mille ans (Apoc. 20.6). Celui qui s’avance se présente Lui-même par cette parole: “Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-puissant” (Apoc 1.8). C’est le témoignage de Jésus.

Jean, le voyant, est connu pour être le disciple préféré de Jésus. Il fait mention de la participation personnelle aux tribulations, au Royaume à venir, et à la persévérance en Jésus. C’est lui qui entendit la puissante voix du Seigneur ressuscité ordonner: “Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Eglises…” (Apoc. 1.11).

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L’événement inoubliable

Jean vit ensuite le Seigneur ressuscité et élevé, en tant que Fils de l’homme, marchant dans Sa majesté divine au milieu des sept chandeliers d’or. “Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu; ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux.” (Apoc. 1.12-15). Par l’image des sept chandeliers d’or, il nous est montré que l’Eglise du Nouveau Testament, qui est une seule et unique, passera par sept périodes particulières.

Le Seigneur avait ordonné à Moïse de faire un chandelier d’or. Il lui avait donné les instructions exactes concernant la manière de le faire (Ex.25.31-40). Le prophète Zacharie rend ce témoignage: “Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d’or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier” (Zach. 4.2). Le réservoir d’huile avec ses sept conduits et les sept lampes indiquent symboliquement que l’Eglise du Nouveau Testament, tout au long de ses sept périodes, serait sans cesse à nouveau pourvue de l’afflux du Saint-Esprit.

“Il avait dans sa main droite sept étoiles…” (v. 16). Le Seigneur tient fermement dans Sa main droite les sept étoiles qui sont les sept anges, c’est-à-dire les sept messagers des sept âges de l’Eglise. Ces messagers de Dieu exercent leur ministère dans un mandat direct et surnaturel. Ce ne sont pas des hommes qui disposent d’eux; aucun concile n’a d’influence sur eux. Ils ont pour l’Eglise le AINSI DIT LE SEIGNEUR de la Parole. Jean vit qu’il sortait de la bouche du Fils de l’homme “… une épée aiguë, à deux tranchants; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force” (v. 16). L’épée à deux tranchants est la Parole de Dieu, laquelle sort de la bouche du Seigneur.

Quiconque lit attentivement cette description du Fils de l’homme ressentira aussi combien cette vision a frappé Jean, le voyant. Il dit: “Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts” (Apoc. 1.17,18). Lorsque le Seigneur nous est présenté comme Fils de l’homme, c’est que c’est en relation avec Lui comme Prophète; s’Il nous est présenté comme Fils de Dieu, c’est en relation avec Lui comme Sauveur; s’Il est décrit comme Fils de David, c’est alors en relation avec Lui comme Roi.

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CHAPITRE 2

Les sept lettres du Seigneur ressuscité

Première lettre: Garde ton premier amour!

Il n’est pas nécessaire d’entrer en matière de façon détaillée sur les sept lettres aux Eglises; on a déjà traité de leur sujet et elles sont plus ou moins connues. Remarquons premièrement que le Message vient toujours à l’ange de l’Eglise, lequel le transmet ensuite à l’ensemble de l’Eglise. La louange est ensuite prononcée à l’égard de ce qui est bon et le blâme à l’égard des fausses doctrines, et ainsi de suite. A la fin de chaque lettre aux Eglises, nous trouvons les promesses particulières faites aux vainqueurs. Elles ne furent pas prononcées uniquement pour l’Eglise locale mentionnée, mais elles concernent tous les croyants des sept époques de l’Eglise du Nouveau Testament.

Les historiens de l’Eglise se sont occupés d’une manière détaillée de ces sept époques. Le plus connu d’entre eux est le Dr Clarence Larkin qui, dans son livre “Dispensational Truth”, aux pages 130-132, fixe la répartition de ces sept époques. C’est de lui que l’homme de Dieu William Branham a repris la manière de les classer lorsqu’il parla sur les sept âges de l’Eglise. Nous reprenons également ici le même partage du temps.

Les lettres aux Eglises avaient un caractère préfiguratif et prophétique et elles sont importantes pour l’histoire du salut. C’est toujours le Seigneur ressuscité qui parle et qui agit. Dans chacune de ces lettres Il se présente d’une manière différente et cependant c’est toujours orienté dans une relation avec l’Eglise. Celle-ci doit savoir Qui Il est, et Elle doit écouter ce qu’Il dit. Les sept promesses faites aux vainqueurs sont également différentes l’une de l’autre. Lors du retour du Seigneur, les justes de tous les âges de l’Eglise arrivés à la perfection, lesquels auront part à la première résurrection, hériteront ensemble de tout ce qui a été promis.

Dans la première lettre nous lisons ceci: “Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or: Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi” (Apoc. 2.1-6).

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Il est question du travail dans le royaume de Dieu, des œuvres et de la patience des croyants. Il leur est rendu témoignage qu’ils ont éprouvé les ouvriers méchants et malhonnêtes, et qu’ils ne les ont pas supportés. Il s’agissait d’hommes qui se prétendaient apôtres, mais qui cependant avaient été démasqués comme menteurs par les croyants fidèles à la Parole dans ce premier âge de l’Eglise.

Paul les avait déjà montrés du doigt dans Actes 20.28-32 et dans d’autres passages des Ecritures, disant qu’après son départ s’élèveraient des hommes qui introduiraient des doctrines perverses pour attirer des disciples après eux. En rapport avec cela, il exhortait les anciens de l’Eglise à la vigilance.

En ce temps-là, les croyants avaient encore un vivant souvenir de l’enseignement et de la manière de faire des véritables apôtres du christianisme primitif. Ils savaient cela: si quelqu’un n’est pas en accord avec leur enseignement et leur pratique, c’est qu’alors il s’agit d’imitateurs et que leurs prétentions ne sont pas justifiées. Déjà dans la première génération chrétienne quelques-uns commencèrent à dévier de l’original. Cependant, le christianisme primitif originel doit être la mesure pour les croyants véritables de tous les temps, et demeurer le seul modèle valable.

Plus loin, la persévérance et l’engagement des croyants pour Son Nom sont mis en évidence de façon élogieuse. Mais après cela suit le blâme, parce que beaucoup ont abandonné leur premier et ardent amour. Ils sont exhortés à se repentir et revenir à leurs premières œuvres; sinon le Seigneur Lui-même ôtera leur chandelier de sa place. En effet, de quelle utilité est une lampe si elle ne répand pas de lumière? Il ne subsiste alors qu’un souvenir et une forme morte. Encore une fois ils sont loués pour le fait qu’ils ont de la haine pour les œuvres des Nicolaïtes, car ce sont eux qui ont établi une différence entre les soi-disant “frères dans le ministère” et l’auditoire (que l’on commença à appeler des laïques), œuvres que le Seigneur haïssait aussi.

La promesse faite à tous ceux qui écoutent ce que l’Esprit dit aux Eglises est celle-ci: “A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu” (Apoc. 2.7). Les premiers hommes perdirent leur droit à l’arbre de vie et furent expulsés du paradis. Après que la rédemption et la réconciliation aient été pleinement accomplies, les véritables croyants ont à nouveau un libre accès à l’arbre de vie et au paradis (Luc 23.43).

L’âge de l’Eglise d’Ephèse s’étendit du commencement de l’Eglise de la nouvelle alliance environ jusqu’à l’an 170 après J.-C.

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Deuxième lettre: Sois fidèle jusqu’à la mort

Dans la deuxième lettre, le Ressuscité Se présente ainsi: “Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie: Je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie” (Apoc. 2.8-10).

Les véritables croyants de cet âge souffrirent de dures tribulations; du point de vue humain ils étaient pauvres et ils furent outragés, et cela de la part de ceux qui prétendaient être de vrais Juifs, c’est-à-dire de véritables croyants, mais qui en fait étaient “une synagogue de Satan”. Le Seigneur encourage les Siens par cette parole: “Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir”(Darby). La persécution vient toujours de ceux qui pensent être les seuls dans le vrai, mais qui en fait n’y sont pas du tout. Les vrais enfants de Dieu ne persécutent pas les autres, mais ce sont eux qui sont persécutés (Gal. 4.28,29).

L’adversaire veillait à ce qu’ils soient jetés en prison et passent par une grande tribulation. Ce que cette parole prophétique appelle “une tribulation de dix jours” recouvre dans l’histoire de l’Eglise, les dix années les plus atroces de la persécution des chrétiens sous Dioclétien, de l’an 300 à 310 apr. J.-C. Celui qui, durant toutes ces circonstances, persévérait et demeurait fidèle jusqu’à la mort devait recevoir la couronne de la vie. La promesse faite est celle-ci: “Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort” (v. 11). La première mort arrive lorsque l’âme quitte le corps, mais la deuxième mort arrive après le jugement dernier, lorsque l’esprit quitte l’âme.

L’âge de l’Eglise de Smyrne s’étendit environ jusqu’à l’an 312 après J.-C.

Troisième lettre: Avertissement au sujet du Balaamisme et du Nicolaïsme

Dans la troisième lettre, le Seigneur Se présente de cette manière: “Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants: Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche.” (Apoc. 2.12-16).

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Il connaît les Siens, ainsi que leurs œuvres; Il sait ce qu’ils font et où ils habitent. En ce temps, Satan avait déjà établi son siège principal au milieu de la chrétienté tombée dans l’apostasie. En 325 après Christ eut lieu le concile de Nicée, auquel avaient pris part environ 1500 délégués. C’est là que l’on avait mis l’accent de manière toute particulière à propos de la prééminence du clergé sur les soi-disant laïcs. Les deux orateurs principaux étaient Athanase et Arius.

Le Seigneur formula des réprimandes parce que plusieurs des croyants tolérèrent la “doctrine de Balaam” et acceptèrent aussi la “doctrine des Nicolaïtes”. Bien que Balaam n’ait pas du tout fait partie du peuple d’Israël, c’est lui cependant qui était arrivé dans l’Ancien Testament à amener les Israélites au culte des idoles et à les conduire au mélange avec d’autres peuples. Ceux qui avaient cette tendance au Nicolaïsme étaient un groupe mélangé qui avait indubitablement gagné de l’influence et le fossé entre l’auditoire et les nouveaux fonctionnaires de cette église apostate devint évident.

Ce qui, dans le premier âge de l’Eglise, n’était encore qualifié que “d’oeuvres des Nicolaïtes” est alors devenu au troisième âge une doctrine établie, haïe du Seigneur. Il appelle les Siens à la repentance, sans quoi Il devra venir avec l’épée de sa bouche, c’est-à-dire avec Sa Parole, combattre contre ceux qui s’en sont écartés.

La promesse faite est: “A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit” (Apoc. 2.17). Le Seigneur nourrit les Siens de la manne cachée de la Parole révélée, et Il promet aux vainqueurs un nouveau nom.

L’âge de l’Eglise de Pergame s’est étendu environ jusqu’à l’an 606 de notre ère.

Quatrième lettre: Mise en garde contre la séduction par fausse inspiration

Le Seigneur Se présente dans la quatrième lettre de la manière suivante: “Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent: Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne” (Apoc. 2.18-25).

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Tout d’abord l’Eglise de Thyatire est louée, en même temps que l’âge de l’église qu’elle représente, à cause de ses œuvres, de son amour, de sa fidélité, de son service, ainsi que de sa patience. En outre il lui est rendu témoignage d’une croissance spirituelle. Ensuite le Seigneur parle des choses qui Lui déplaisent. Le blâme concerne une femme, qu’Il qualifie du nom de “Jésabel”, et qui se fait passer pour prophétesse. La tromperie la plus grave dans le domaine spirituel, tout en étant des plus crédibles, arrive par ceux qui exercent le don de prophétie. On les croit et on se fixe sur eux, sans soupçonner les intentions mauvaises qui peuvent se cacher derrière cela.

Dans l’Eglise du Nouveau Testament, Dieu a confié les cinq ministères uniquement à des frères. En réalité, Dieu n’a jamais établi de prophétesses, d’apôtresses, de doctoresses, etc. S’il arrive qu’une femme se conduise en prophétesse, en doctoresse, et ainsi de suite, on peut constater en comparant avec les Saintes Ecritures que Satan abuse d’elle en l’utilisant pour éprouver l’Eglise locale. Tôt ou tard, après chaque réveil spirituel vient l’heure de l’épreuve, comme cela eut lieu avec Eve. Paul a fortement insisté sur l’ordre divin: “Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression…” (1 Tim. 2.11-14). Toute femme qui pense être spirituelle et se soustrait à la domination de son mari, comme Dieu Lui-même l’a commandé dans Genèse 3.16, se place automatiquement sous la domination de Satan, lequel en fait son instrument. De même que dans le jardin d’Eden, ceci n’arrive pas lors d’une discussion politique ou d’autres intérêts terrestres, mais cela arrive toujours en relation avec ce que Dieu a dit.

Partout où une femme passe par-dessus les frontières fixées par la Parole et commence à enseigner les autres sur des thèmes bibliques, elle commence aussi à s’élever au-dessus des Saintes Ecritures et de son mari. C’est un signe que l’on ne peut méconnaître, elle est dominée de la manière la plus pieuse par des puissances de l’ennemi. C’est la raison pour laquelle l’apôtre dit: “Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose (non pas si elles désirent enseigner), qu’elles interrogent leurs maris à la maison…” (1 Cor. 14.34,35). Du fait que nous avons affaire à l’Evangile éternellement valable de Jésus-Christ, les lignes de conduite fixées dès le commencement sont valables jusqu’à la fin. C’est sur l’ordre de Dieu que l’apôtre se réfère à ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden et indique aux femmes la place qui est la leur.

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Déjà dans l’Ancien Testament ces mêmes exhortations étaient nécessaires au peuple d’Israël: “Et toi, fils de l’homme, porte tes regards sur les filles de ton peuple qui prophétisent selon leur propre cœur, et prophétise contre elles! Tu diras: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Malheur à celles qui fabriquent des coussinets pour toutes les aisselles, et qui font des voiles pour la tête des gens de toute taille, afin de surprendre les âmes! Pensez-vous surprendre les âmes de mon peuple, et conserver vos propres âmes?” (Ezé. 13.17,18). Il est conseillé de lire ce chapitre jusqu’à la fin et d’en retirer l’enseignement qui en ressort une fois pour toutes. Curieusement, cela n’a pas encore changé. Ce sont réellement les femmes qui, se croyant spirituelles, veulent enseigner les autres et tombent sous une fausse inspiration. La fausse inspiration de leurs prophéties ont le caractère de charme qui ensorcelle, contenant le venin mortel du serpent et tous ceux qui les écoutent sont spirituellement lié, et ont besoin d’être déliés, par la puissance du Nom de Jésus-Christ.

En tant que prédicateurs de la Parole, les serviteurs de Dieu auraient dû en savoir davantage, afin de pouvoir dévoiler leurs actions. Cependant, comme Eve autrefois qui, lors de la conversation avec le serpent, écouta et entraîna Adam avec elle dans la chute, ainsi ces serviteurs tombèrent avec la femme Jésus, “… pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles” (Apoc. 2.20). Il ressort clairement du contexte qu’il ne s’agit pas de prostitution charnelle, mais bien de fornication spirituelle. Des femmes qui se présentent comme prophétesses se garderont bien de commettre elles-mêmes la fornication charnelle avec les serviteurs de Dieu, car elles perdraient tout de suite leur autorité spirituelle et leur influence sur eux. Cette “Jésabel”, qui oeuvrait à la fois comme prophétesse et comme doctoresse, fut invitée à se repentir, ainsi que ceux qui étaient entrés en relation avec elle. Les enfants spirituels nés de ce mélange ont eu à souffrir la mort spirituelle.

Mais à ceux qui ne se laissèrent pas tromper par une prophétesse autoproclamée et qui ne s’en tinrent pas à ses doctrines, s’adressait cette promesse: “A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin” (Apoc. 2.26-28). Les rachetés hériteront de toutes choses avec leur Rédempteur et régneront avec Lui pendant le millénium sur tous les peuples du monde.

L’âge de l’Eglise de Thyatire s’étendit environ jusqu’en 1520 apr. J.-C.

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CHAPITRE 3

Cinquième lettre: L’âge de la réformation Affermissement des faibles dans la foi

La cinquième lettre à l’Eglise de Sardes commence par la parole: “Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi” (Apoc. 3.1-3).

Cet âge de l’Eglise tombe au commencement de la réformation. Voyez le blâme qui lui est fait ici! Une Eglise peut avoir la réputation d’être vivante et cependant être spirituellement morte. La possibilité existe de posséder apparemment la vie spirituelle, et même d’exercer les dons de l’Esprit, toutefois seul l’Esprit de Dieu est capable de manifester la Vie divine. L’onction de l’Esprit a lieu dans le domaine de notre esprit, alors que la nouvelle naissance s’opère par l’Esprit dans notre âme.

Puis vient l’invitation à veiller et à affermir le reste qui est sur le point de mourir, parce que les œuvres de cette Eglise n’avaient pas été trouvées parfaites devant Dieu. “Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi” (v.3). Cependant, également en ces jours-là, il y avait un petit groupe qui se distinguait de la grande masse des prétendus “croyants”. “Cependant, tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes” (v. 4).

La promesse faite à cet âge est une fois encore confirmée: “Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges” (Apoc.3.5). La possibilité subsiste donc qu’un nom se trouvant déjà dans le Livre de la Vie soit effacé. Mais un nom écrit dans “le Livre de vie de l’Agneau” ne peut pas être effacé. L’un des livres se rapporte à ceux qui ont été appelés, alors que l’autre se rapporte aux élus.

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Lorsqu’Israël se livra à l’idolâtrie, l’Eternel voulut retrancher son nom du Livre de vie, mais Moïse se tint à la brèche pour intercéder en faveur du peuple. Il voulait obtenir l’expiation pour ceux qui avaient participé à la danse autour du veau d’or, lequel ils avaient désigné comme leur Dieu. “Pardonne maintenant leur péché! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit. L’Éternel dit à Moïse: C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre.” (Ex. 32.32,33). Pour tous les croyants, ce n’est pas le commencement, mais c’est la fin du pèlerinage qui sera couronné.

L’âge de l’Eglise de Sardes s’étendit jusqu’en 1750 apr. J.-C. environ.

Sixième lettre: L’âge de Philadelphie

Le temps de l’amour fraternel

Dans la sixième lettre il est dit: “Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira: Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne” (Apoc. 3.7-11).

Cet âge qui suivit la réformation est en même temps la période de la porte ouverte et de l’amour fraternel. La prison babylonienne avait été forcée et les portes pour la publication de l’Evangile s’ouvraient désormais sur le monde entier. Bien qu’au commencement ils étaient sans force, les croyants tinrent fermement à la Parole et ne renièrent pas le Nom du Seigneur. Ce dernier fit en sorte que des gens de la “synagogue de Satan” en sortissent et que, dans l’Eglise, par la puissante publication de l’Evangile, ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Comme l’indique également le Seigneur, cette période se trouve immédiatement avant le temps de tentation qui doit venir sur la terre entière. Déjà ici Il annonce Sa proche venue et exhorte les Siens par ces paroles: “Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne” (v. 11 – Darby).

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La promesse est celle-ci: “Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau” (v.12).

L’âge de l’Eglise de Philadelphie dura jusqu’à l’an 1900 environ.

Septième lettre: Avertissement à cause de la tiédeur et de la nonchalance

La dernière lettre aux Eglises, la septième, commence tout de suite par un blâme: “Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu…” (Apoc. 3.14-17).

Dans ce dernier âge de l’Eglise qui n’est ni chaud ni froid, c’est-à-dire qui est tiède et nonchalant, le Seigneur menace ceux qui ne reviennent pas à Lui de les vomir de Sa bouche. Ce qui veut dire qu’ils n’entendront pas Son appel lors de la première résurrection et de l’enlèvement.

La supposition trompeuse de posséder spirituellement toutes choses en abondance et de n’avoir plus besoin de rien est réprimandée par le Seigneur Lui-même au travers de ces paroles: “Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu”. Lorsque dans le domaine naturel quelqu’un est pauvre, aveugle et nu, c’est déjà grave. Mais s’il ne le sait pas, s’il n’est pas conscient de son propre état, c’est que dans son esprit quelque chose ne va plus. Il en est de même en reportant cela dans le domaine spirituel.

Ce qu’il y a de tragique dans ce dernier âge trompeur, c’est le fait qu’on se trompe soi-même, qu’on cherche à se persuader et à s’imaginer quelque chose qui au fond n’existe pas du tout dans la réalité. Ce qui ressort de la répréhension faite par le Seigneur aux croyants de la fin du temps de la grâce est qu’il leur manque le jugement et le discernement spirituels réels. Ils vivent dans un monde de désirs, un monde imaginaire, sans comprendre que la répréhension du Seigneur est justifiée. Cependant Il n’abandonne pas les Siens, Il frappe à la porte et leur donne un conseil: “Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi” (v. 18,19).

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Seul celui qui peut reconnaître son propre état et venir au Seigneur pourra recevoir ce qu’Il a préparé; jusqu’à recevoir l’onction, le collyre sur ses yeux afin de voir, par la révélation de l’Esprit, ce qui est divin et qui se rattache au Royaume de Dieu. Le Seigneur Lui-même témoigne qu’Il se trouve dehors, à la porte et qu’Il frappe, bien qu’on parle de Lui à l’intérieur et qu’on Le chante et que l’on parle de l’action de l’Esprit et des dons du Saint-Esprit. Les cultes suivent leurs cours, mais il ne Lui est pas permis de prendre la Parole au sein des églises pour se révéler au milieu d’elles. Cependant Sa patience arrive à son terme.

C’est la raison pour laquelle, frappant à la porte, Il s’adresse aux croyants individuellement: “Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi”. C’est la situation actuelle. Ce ne sont pas des communautés entières qui entendront Son appel, mais bien des individus dans les diverses communautés, lesquels acceptent Son conseil et ouvrent la porte de leur cœur, afin qu’Il puisse manger avec eux le repas qu’Il a préparé. Dans aucun des âges qui ont précédé celui-ci la table du Seigneur n’a été aussi richement garnie que maintenant.

En ce qui concerne la promesse faite à cet âge, c’est la plus glorieuse de toutes les promesses: “Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône” (v.21). En Christ, Dieu a fait le commencement de la nouvelle création par l’engendrement; c’est pourquoi Il introduit cet âge de l’Eglise en Se présentant Lui-même comme le commencement de la création de Dieu. Tous ceux qui ont été engendrés par Son Esprit et qui sont nés de nouveau (Jean 3.3-7; Jacq. 1.18; 1 Pier. 1.23; 1 Jean 5.1-4), forment la troupe des prémices des sept âges de l’Eglise (Héb. 12.23), et sont en même temps une nouvelle création en Christ (2 Cor. 5.17-19); ils s’assiéront avec Celui qui a vaincu, sur Son trône, et régneront ensemble avec Lui.

Nous remarquons qu’au commencement de chaque lettre aux Eglises se trouve le AINSI DIT LE SEIGNEUR. A la fin de chacune d’elles nous pouvons lire: “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises”. Et c’est exactement de cela qu’il s’agit: écouter ce que l’Esprit dit dans le présent par le moyen de la Parole promise et révélée de ce temps. C’est effectivement ceci le Message dont il s’agit maintenant et dont il s’agissait aussi en chaque âge. Dans les trois premières lettres cette expression se trouve avant la promesse, alors que dans les quatre dernières elle se trouve écrite après la promesse.

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Dans le chapitre 13 de Matthieu le Seigneur s’est exprimé de façon détaillée sur la nécessité d’écouter et de voir. Il a déclaré à ce sujet bienheureux les yeux de ceux qui voient et les oreilles de ceux qui écoutent. La troupe des vainqueurs de tous les âges de l’Eglise est formée de ceux qui ont écouté, cru et suivi le Message de Dieu en leur temps. C’est ainsi qu’ils ont eu part à ce que Dieu faisait en leur temps. Nous devons pareillement écouter ce que l’Esprit dit en nos jours par le Message actuel, afin d’avoir part à ce que Dieu a promis de faire et qu’Il accomplit présentement. Les vrais enfants de Dieu n’écoutent pas seulement un Messager, qui se présente comme un Ange pour apporter le Message divin, mais ils distinguent le AINSI DIT LE SEIGNEUR, ils croient le témoignage de la Parole et deviennent ainsi des vainqueurs, qui héritent de tout.

CHAPITRE 4

Regard dans le ciel

Au chapitre 4, Jean voit une porte ouverte dans le ciel et il entend la voix puissante semblable au son d’une trompette qui lui dit: “Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite” (v.1).

Il avait déjà vu le cheminement de l’Eglise sur la terre. Maintenant il pouvait voir depuis les cieux tout ce qui viendrait après, c’est-à-dire les événements jusqu’au millénium, le jugement dernier, les nouveaux cieux et la nouvelle terre.

Jean, le voyant, rend ce témoignage: “Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis” (v.2). Il fut réellement ravi en esprit dans le ciel et put décrire exactement Celui qui était assis sur le trône, lequel était environné d’un arc-en-ciel (v. 3,4). Il vit également les vingt-quatre anciens assis sur vingt-quatre trônes, vêtus de vêtements blancs et portant chacun sur sa tête une couronne. Il vit aussi les éclairs et entendit des voix et des coups de tonnerre sortant du trône, “… devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu” (v.5).

Dieu est un Seul et n’a qu’un seul Esprit Saint, mais ce seul Esprit est à l’œuvre dans les sept périodes. C’est la même chose avec le symbole de l’Agneau représenté avec sept cornes et sept yeux. Le prophète Esaïe décrit le Seigneur également dans ce septuple rayonnement de Son Esprit: “L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui, Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel. Il respirera la crainte de l’Eternel; il ne jugera point sur l’apparence, il ne prononcera point sur un ouï-dire” (Es. 11.2,3).

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Il s’agit donc de la septuple action de l’Esprit dans les sept époques de l’Eglise du Nouveau Testament. Ce nombre de “sept” se rencontre sans cesse dans l’Apocalypse. Il est en fait étroitement lié aux prophéties bibliques. Sept Eglises, sept Anges-Messagers, sept promesses faites aux vainqueurs, sept sceaux, sept trompettes, sept tonnerres, sept coupes de la colère de Dieu, et ainsi de suite. Le nombre “sept” exprime l’achèvement. Lors de la création, l’Eternel se reposa le septième jour. Lors du septième millénaire, le règne de paix de Dieu sera établi sur la terre (Es. 11; Es. 65; Apoc. 20, etc.). De même qu’après le septième jour, on recommence avec un premier jour, ainsi après ce septième millénaire il ne peut y en avoir un huitième; il faut revenir à l’origine, au commencement, cela signifie que le temps va déboucher de nouveau dans l’Eternité.

Jean poursuit son récit en disant: “Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole” (v. 6,7).

Le prophète Ezéchiel, qui vit également l’Eternel sur un trône environné d’un arc-en-ciel, donne dans le premier chapitre de son livre une description détaillée de ces quatre êtres vivants.

“… ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu, le Tout-puissant, qui était, qui est, et qui vient!” (v. 8).

Les vingt-quatre anciens, qui auparavant avaient été couronnés et étaient assis sur leurs trônes, se levèrent avec le plus grand respect et jetèrent leurs couronnes devant Celui qui seul est digne d’être assis, couronné sur le Trône, et ils L’adorèrent en disant: “Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent, et qu’elles ont été créées” (v.11).

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CHAPITRE 5

Le livre mystérieux scellé de sept Sceaux

Dans le chapitre 5, il est d’abord question du livre mystérieux se trouvant dans la main droite de Celui qui est assis sur le trône, et qui est scellé sur le revers avec sept sceaux. “Et je vis un ange puissant, qui criait d’une voix forte: Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux? Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder” (v. 2,3).

Cet événement nous est présenté comme dans un drame, dans lequel différents rôles doivent nous faire comprendre ce qui arrive. Jean pleurait parce que personne, que ce soit dans le ciel, sur la terre ou sous la terre, ne pouvait prendre ce livre et l’ouvrir. Puis il apprit qu’il y en avait Un cependant qui était digne: “Voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône”. C’est l’Agneau, non pas le Lion qui prit le livre, car cet événement tombe encore pendant le temps de grâce de l’Eglise du Nouveau Testament. Donc d’une part, le Fils de Dieu est désigné ici comme étant le Lion de la tribu de Juda; ce qui Le représente comme étant le Roi. D’autre part, Jean Le vit comme un Agneau; ce qui Le symbolise en tant que Rédempteur en relation avec ceux qu’Il a rachetés. Seul l’Agneau de Dieu qui nous a rachetés est digne de prendre ce Livre, d’en briser les sceaux et de dévoiler les mystères qui s’y trouvent cachés.

“Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre” (v. 8-10).

Ainsi, ce ne sont pas seulement quelques-uns qui sont appelés à être sacrificateurs, comme dans une église officielle, mais ce sont bien davantage tous les rachetés qui sont consacrés à Dieu, comme il est écrit: “… et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père…” (Apoc. 1.6). “Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis…” (1 Pier. 2.9).

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Les quatre êtres vivants devant le trône ont une tâche toute particulière en relation avec l’Eglise rachetée. C’est pourquoi, comme nous le verrons encore, ce n’est que lors de l’ouverture des quatre premiers sceaux qu’ils sont mentionnés, mais il n’en est plus fait mention lors des trois derniers. Les quatre cavaliers également ne sont montrés que dans les quatre premiers sceaux, mais pas dans les trois derniers. Tous les enseignants de la Bible reconnaissent à l’unanimité dans les vingt-quatre anciens, les douze patriarches représentant l’Ancienne alliance et les douze apôtres, représentant l’Eglise du Nouveau Testament. Ceci indique qu’il s’agit ici du perfectionnement de tous les croyants, aussi bien de ceux venant des nations que de ceux venant des douze tribus d’Israël, en vue de l’établissement du Royaume. C’est pourquoi, dans ce contexte, il n’est pas question de l’enlèvement et du repas des noces dans le ciel, mais bien de l’établissement du Royaume sur la terre.

Les armées célestes, par dix myriades de myriades, unissent leurs voix en hymne de louange comme jamais encore auparavant. Ils s’écrient: “L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l’Agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!” (v. 12,13).

Il est donc manifeste, à la vue de ce passage, que lors de la réalisation et de l’achèvement du plan de salut divin, toute la création est inclue et qu’elle mêlera sa voix de louanges à celle des autres. C’est alors que toute la création, soumise actuellement à la corruption dans laquelle elle soupire, est sauvée et libérée (Rom. 8.19-25). Nous avons de la peine à imaginer avec quel soulagement l’univers tout entier soupirera à ce moment-là, lorsque toutes choses, ramenées par Dieu dans leur état original, Lui apporteront la louange universelle.

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CHAPITRE 6

Ouverture des Sceaux

Dévoilement de la puissance de l’Antichrist

Vue d’ensemble

Le sixième chapitre décrit symboliquement l’ouverture et le contenu des six premiers sceaux. Le sujet des sceaux a déjà été abondamment traité, c’est pourquoi nous ne ferons que les effleurer comme nous l’avons déjà fait avec les sept lettres aux Eglises.

Dans chacun des quatre premiers sceaux, il nous est montré un cavalier sur un cheval dont la couleur change à chaque fois. Ce qui est remarquable dans ce contexte, c’est que les quatre êtres vivants qui ont pris le parti de Dieu sont devant le trône, alors que les quatre cavaliers agissent pour l’adversaire. Depuis toujours le cheval a symbolisé les combats. Ici nous est montré celui qui s’oppose à Christ et qui conduit ses campagnes religieuses à côté de la marche triomphale de Jésus-Christ sur la terre.

Dans le prophète Zacharie, les quatre chevaux qui plus tard sont vus attelés à quatre chars nous sont montrés dans les mêmes couleurs que les quatre chevaux des quatre sceaux (Zach. 2 et 6). Dans Zacharie, il s’agit de la persécution et de la dispersion d’Israël, alors que dans l’Apocalypse, il s’agit de la persécution et de l’anéantissement de l’Eglise. Les mêmes puissances démoniaques qui se servirent de l’empire romain pour oppresser le peuple d’Israël persécutent également l’Eglise depuis son commencement. L’imitateur de Christ chevauche les quatre différents chevaux, dont la couleur indique le développement ayant lieu dans chaque époque.

Dans le prophète Joël, cette puissance antichrist destructrice est désignée dans ses quatre phases sous le nom de: gazam, sauterelle, jélek et hasil (Joël 1.4). L’Eglise du Nouveau Testament est le Corps de Christ dans toute Sa plénitude. Il est l’Arbre de la Vie qui porte du fruit, et nous sommes en Lui. Il est le Cep et nous sommes les sarments. Conformément aux quatre étapes de développement des quatre cavaliers, l’adversaire a cherché à détruire cet arbre Divin qui porte du fruit, mais Dieu promet par le même prophète de restituer tout ce qui a été dévoré pendant ces années (Joël 2.25).

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Les trois premiers sceaux sont déjà passé dans l’histoire, alors que le quatrième sceau s’étend jusqu’à la fin de l’Eglise du Nouveau Testament. Le cinquième sceau se rapporte aux Juifs. Le sixième sceau s’étend jusqu’à la fin de l’époque des jugements. Le septième sceau comprend les jugements des sept trompettes, lesquels se déroulent dans la période du sixième sceau.

1er Sceau

L’Antichrist dans sa première phase: Commencement peu apparent

Lorsque l’Agneau ouvre le premier sceau, un des quatre êtres vivants appelle comme d’une voix de tonnerre: “Viens!”. Ensuite Jean rapporte ceci: “Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre” (Apoc. 6.2).

Personne ne pourrait sans autre supposer qu’il y ait quelque chose de mauvais derrière cette image, jusqu’à ce que cela lui soit révélé par le Saint-Esprit. C’est exactement ce qui se passe avec la puissance antichrist, laquelle est voilée dans sa phase initiale. La couleur blanche du cheval indique combien elle paraissait innocente au commencement, et qu’elle ne s’était pas encore souillée de sang. Elle n’en avait pas encore la possibilité parce qu’elle ne possédait encore aucune puissance de ce monde. Et puis, elle agissait tout d’abord d’une manière très religieuse et “chrétienne”. Le cavalier cependant est démasqué comme étant un trompeur. Il avait un arc, mais point de flèches, ce qui démontre qu’il n’était qu’un simulateur. Au contraire de Christ, dont le nom est “La Parole de Dieu” (Apoc. 19.13), Son antagoniste ne porte pas de nom, mais seulement des titres.

Comme Paul l’avait annoncé, les hommes qui apportèrent des doctrines étrangères, se séparèrent et attirèrent des disciples à leur suite (Actes 20.29-31). Cette nouvelle tendance ne tarda pas à annoncer un autre Jésus, à prêcher un autre Evangile et à se trouver sous l’influence d’un autre esprit (2 Cor. 11.3,4). Tout cela se trouve en dehors de la Parole et de l’Evangile de Jésus-Christ et par conséquent sous la malédiction (Gal. 1.6-9). Cela ne servait à rien de prétendre être apôtre, ou agir à la place de Christ (2 Cor. 11.13-15). L’Eglise fondée dans la Parole a éprouvé cette fausse doctrine par rapport au message et à la façon d’agir des apôtres primitifs, et Elle les a trouvés menteurs (Apoc. 2.2 et suivants).

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Ce n’est que lorsque le développement progressa et que les doctrines non-bibliques des Nicolaïtes, ainsi que leurs pratiques s’organisèrent et furent représentées par un dirigeant de cette première religion chrétienne organisée, qu’une couronne put lui être donnée. On ne peut pas couronner une doctrine et une pratique, mais bien une personne par laquelle ces choses sont représentées. Et il sortit dans le but de combattre les véritables croyants et de les vaincre.

Le développement correspondant au premier sceau s’étendit jusque dans les premiers siècles. Cette orientation, qui s’est écartée de la Parole, obtint sur tous les plans la suprématie jusqu’au point d’obtenir finalement, du temps de Constantin, le pouvoir unifié de l’Etat et de la religion. L’Eglise se trouvait alors au service de l’Etat, et l’Etat au service de l’Eglise. La période du premier sceau s’étend jusque dans le troisième âge de l’Eglise.

Dès le début, cette puissance antichrist qui se développait parallèlement à la véritable Eglise de Jésus-Christ s’imposa. Cela commença de manière peu apparente par la doctrine des Nicolaïtes (Apoc. 2). C’est à ce détachement anti-christ que Jean pensait, lorsqu’il écrivit: “Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres” (1 Jean 2.19). Séparés de l’Eglise biblique, ces croyants d’apparence errèrent tout d’abord de-ci, de-là, trompés par l’ennemi. Plus tard, ils annoncèrent la doctrine de Balaam (Apoc. 2.14), laquelle entraîne après elle la mort spirituelle, et finalement c’est la femme Jésusel, laquelle était une fausse prophétesse (Apoc. 2.20), qui devint leur autorité spirituelle.

2ème Sceau

L’Antichrist dans sa deuxième phase L’exercice du pouvoir et l’effusion de sang

Lors de l’ouverture du second sceau, le deuxième être vivant s’écria: “Viens. Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée.” (Apoc. 6.4).

Jean ne vit plus un cheval blanc comme au commencement, mais bien un cheval roux. Le temps de vivre paisiblement côte à côte était définitivement passé, car maintenant cette doctrine ecclésiastique avait reçu sa puissance venant du monde et commençait à persécuter les autres croyants. C’est ce qu’indique l’épée qui lui fut donnée. Comme chacun le sait par l’histoire, beaucoup de sang fut répandu par le fanatisme aveugle de la religion organisée.

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Le cavalier n’avait pas la Parole de Dieu comme épée de l’Esprit, mais il avait une épée terrestre et disposait de la puissance terrestre. La paix fut enlevée de la terre, les nations et les peuplades furent dressées les unes contre les autres au nom de la religion, de sorte qu’elles se combattirent l’une l’autre. Lors de la deuxième phase de cette puissance religieuse et antichrist, qui est symbolisée par le deuxième cavalier, beaucoup furent soumis à la persécution. La couleur rouge du cheval représente le sang de tous les martyrs qui perdirent leur vie. Le deuxième sceau se situe dans le temps de la christianisation forcée et cette période s’étend jusque dans le moyen âge.

3ème Sceau

L’Antichrist au troisième stade L’âge des ténèbres

Lors de l’ouverture du troisième sceau, le troisième être vivant s’écria: “Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. Et j’entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l’huile et au vin” (Apoc. 6.5-6).

Après la période de grand assujettissement et de persécution des croyants confessant une autre foi pris place une époque de plus grandes détresses encore. La mort chercha ses proies en grand nombre, d’une manière ou d’une autre. Cet âge des ténèbres est symbolisé par le cheval noir. Son cavalier, c’est-à-dire celui qui s’est approprié le pouvoir, tenait la balance dans sa main. C’est de lui et de son bon vouloir que les hommes dépendaient. Il déterminait qui pouvait recevoir, ce qu’il pouvait recevoir, et combien il pouvait recevoir. Ceux qui ne lui étaient pas soumis et ne se trouvaient pas dans sa volonté devaient payer pour cela. Comme ceux-ci étaient nombreux, la mort fit un riche butin.

Par cette expression “une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier” nous est dépeint le renchérissement qui s’était produit. Aucun dommage ne devait être fait à l’huile et au vin. En transposant cette parole dans le domaine spirituel, l’huile est le symbole du Saint-Esprit, par Lequel vient toute révélation de la Parole de Dieu. Le vin parle de la stimulation, de la victoire que manifeste dans un homme la véritable révélation. Quoi qu’il en soit, les croyants bibliques eurent à subir de nombreuses privations.

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Le troisième sceau s’étend au travers du temps de la réformation jusqu’au 18ème siècle nommé aussi le siècle des Lumières, qui amena une séparation entre l’Eglise et l’Etat, de telle manière que le pouvoir religieux fut limité.

4ème Sceau

L’Antichrist dans sa quatrième phase Le mélange qui produit la mort

Lors de l’ouverture du quatrième sceau, le quatrième être vivant s’écria: “Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre” (Apoc. 6.7-8).

La quatrième phase de ce qui, vu de l’extérieur semble être une superpuissance chrétienne, mais en réalité en est une mondaine, dure jusqu’à la fin du dernier âge de l’Eglise.

Les trois premières étapes réunies sont renfermées dans le dernier degré de développement, qui est maintenant encore en cours. En effet, si l’on mélange les trois premières couleurs, on obtient la quatrième. On ne voit plus rien de l’imperceptible commencement du premier cheval blanc, plus rien de l’impressionnant rouge sang du deuxième cheval, plus rien du caractéristique cheval noir: à la fin tout est mélangé et apparaît dans cette couleur indéfinissable et pâle du dernier cheval. Le cavalier lui-même s’appelle “la Mort”. Ce n’est pas étonnant qu’il soit écrit: “… et le séjour des morts l’accompagnait” (v. 8). Aussi certain que la Vie divine vient par Christ, il est tout aussi certain que la mort spirituelle vient par l’Antichrist et son système religieux.

En ce quatrième cavalier nous est dépeinte la constellation du temps de la fin telle que nous la voyons maintenant se présenter à nos yeux. L’humanité ne remarque pas que dans l’institution décrite dans les sceaux, institution embrassant le monde entier, se trouvent réunis: la piété de l’agneau, le persécuteur des autres, la domination exercée sur les masses, la prédominance dans tous les domaines. Seule une forme religieuse est restée, mais il ne s’y trouve plus aucune trace de la puissance divine. Le but véritable de cette institution est d’exercer le pouvoir sur le monde entier sous le couvert de la piété. Ceci est rendu clair par le cavalier montant majestueusement le cheval.

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Les quatre premiers sceaux dévoilent le développement antichrist, du commencement à la fin du Nouveau Testament. Leurs quatre phases de développement ont déjà été préfigurées par le prophète Joël qui les typifie par les quatre insectes qui cherchaient à détruire l’arbre de Dieu (Joël 1.4), et aussi par le prophète Zacharie par les quatre chevaux (ch. 1.8 et 6.2-5) et les quatre cornes (ch. 1.18-21). L’Antichrist lui-même, c’est-à-dire celui qui préside cette institution mondiale, est représenté par le cavalier qui chaque fois tient les rênes en main et détermine les événements dans le domaine religieux et terrestre.

5ème Sceau

Les martyrs juifs du passé et du futur

Lors de l’ouverture du cinquième sceau, il ne retentit plus d’appel venant d’un être vivant, parce que ce sceau n’est pas en rapport avec l’Eglise du Nouveau Testament. Quant au temps, le cinquième sceau tombe se situe à moitié dans le temps de l’Eglise, à cause des martyrs juifs qui ont déjà été mis à mort, et à moitié dans le temps venant après l’enlèvement de l’Epouse, lorsque le nombre des martyrs juifs sera complété pendant la grande tribulation. Les croyants appartenant à l’Eglise du Nouveau Testament s’en vont au paradis lorsqu’ils quittent cette terre; par contre les âmes des martyrs juifs se trouvent sous l’autel. Elles ne peuvent pas encore entrer dans la gloire de Dieu, parce qu’elles n’ont pas accepté la réconciliation qui se trouve en Christ.

“Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusqu’à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.” (Apoc. 6.9-11).

Les Juifs mis à mort dans le passé – pensons à tous les Juifs qui ont été mis à mort dans les quinze siècles passés, jusqu’aux six millions qui, seulement dans notre siècle, ont été assassinés – n’avaient pas encore le témoignage de Jésus-Christ. Ils sont morts en tant que porteurs du témoignage de la Parole de Dieu, telle qu’Elle était parvenue à Israël. C’est pourquoi ils crient vengeance et demandent: “Jusqu’à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?” Mais ceux qui véritablement croient en Christ et sont réconciliés avec Dieu par Lui ne crient pas vengeance, mais ils prient pour ceux qui les persécutent, comme l’a fait leur Rédempteur: “Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font” (Luc 23.34), ou comme Etienne qui, lorsqu’il était lapidé par ses ennemis, pria en disant: “Seigneur, ne leur impute pas ce péché” (Actes 7.60).

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Les âmes sous l’autel ont été mises à mort à cause de la Parole de Dieu et à cause du témoignage qu’elles possédaient en tant que Juifs. Elles attendaient le Messie, mais, comme nous venons de le mentionner, elles n’avaient pas encore la révélation que Jésus-Christ de Nazareth était leur Messie. C’est la raison pour laquelle elles ne font pas partie des rachetés de l’Eglise du Nouveau Testament. Dieu fait passer le peuple d’Israël par un chemin particulier, conformément à Son plan de salut établi avant la fondation du monde. A cause de l’alliance qui lui a été faite, le peuple d’Israël a été destiné par le Seigneur à Lui rendre témoignage, à Lui le seul vrai Dieu, ainsi qu’à Sa Parole,

Des docteurs renommés de l’Eglise furent de l’avis que Dieu avait rejeté Israël et établi l’Eglise à sa place. Ceci n’est pas biblique. Ce n’est que passagèrement que Dieu a endurci le cœur d’Israël et lui a donné, à cause de nous, des yeux qui ne voient pas, afin que nos yeux soient ouverts et que nous puissions avoir part à Son salut. Les dons de Dieu, Son appel et son Son élection envers Israël sont irrévocables et Il ne peut s’en repentir (Rom. 11). Même s’ils n’ont pas expérimenté une conversion à Jésus-Christ, les martyrs juifs sont sauvés car ils croyaient avec certitude à la venue du Messie et l’attendaient.

Dans la deuxième partie du texte concernant le cinquième sceau, il nous est dit clairement que ces martyrs reçoivent une robe blanche; cependant ils doivent encore patienter un peu de temps jusqu’à ce que le nombre de leur compagnons et frères soit complété, lesquels devront souffrir la mort comme eux. Les croyants appartenant à l’Eglise du Nouveau Testament sont toujours désignés comme des “fils et des filles”; par contre les croyants israélites sont toujours appelés “mes serviteurs et mes servantes”. C’est pourquoi nous trouvons cette terminologie différente dans Actes 2.17,18 en rapport avec l’effusion du Saint-Esprit, lequel est répandu sur les deux groupes: premièrement sur les fils et les filles, ensuite sur les serviteurs et les servantes.

6ème Sceau

Vue sur le commencement du jour du Seigneur Catastrophes naturelles dans le monde entier

Le sixième sceau embrasse la dernière partie de la grande tribulation, dans sa phase finale, et introduit le Jour du Seigneur. Pour une meilleure compréhension regardons encore une fois l’ensemble des événements annoncés: Premièrement a lieu l’enlèvement de l’Eglise-Epouse dans la gloire. Presque en même temps à lieu la conclusion de l’alliance entre le Vatican, Israël, l’OLP et les états arabes voisins, de même que le commencement du ministère des deux prophètes à Jérusalem durant trois ans et demi (Apoc. 11). Après l’accomplissement de leur mission, les 144’000 Juifs venus à la foi apparaissent sur la montagne de Sion dans leur nombre complet (Apoc. 14). L’alliance est rompue et les deux prophètes sont mis à mort. Alors suit la grande tribulation de trois ans et demi pour les Juifs (Dan. 7.25), ainsi que l’exercice du pouvoir de l’Antichrist sur tous les peuples (Apoc. 13.5-7).

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“Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.” (Mat. 24.29). Pendant cette courte période arrivent des catastrophes et des changements dans le monde entier. C’est en cette toute dernière période que retentissent les trompettes et que sont déversées les coupes du jugement. Pendant le sixième sceau, les cieux et la terre seront ébranlés et seront inclus dans le processus de jugement et de purification. Alors arrivera ce que l’on craint déjà aujourd’hui: Des météorites tomberont sur la terre et l’univers entier sera secoué.

“Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes. Le ciel se retira comme un livre qu’on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places.” (Apoc. 6.12-14).

Sur la terre règne alors une grande confusion, la perplexité et le désespoir. Ce à quoi les hommes ne se sont pas attendus arrive subitement sur la face du globe tout entier, lorsque le temps des nations qui ont foulé aux pieds Jérusalem sera arrivé à sa fin (Luc 21.24). “Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront ébranlées” (Luc 21.25,26).

Dans les passages bibliques suivants leur désespoir est clairement exprimé: “Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’Agneau; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?” (Apoc. 6.15-17).

L’enseignement disant que l’enlèvement aurait lieu après la grande tribulation n’est pas biblique. Il nous est en effet dit que Jésus “… nous délivre de la colère à venir.” (1 Thess. 1.10b). “… car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ” (1 Thess. 5.9; etc.).

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La grâce de Dieu offerte à l’humanité par le moyen de la réconciliation accomplie par l’Agneau de Dieu arrive pour tous et pour toujours à son terme lorsque le trône de grâce devient le trône du jugement. Alors l’Agneau pacifique devient le Juge. La colère divine, qui éclate lors du passage au jour du Seigneur, contient le jugement préliminaire et le processus de purification avant que ne commence le millénium. “Car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?” (Apoc. 6.17). Beaucoup de passages bibliques nous donnent des éclaircissements sur tout ce qui arrivera en rapport avec ce jour. Comme le prophète Esaïe l’a dit d’avance, la terre sera ébranlée de-ci et de-là comme une cabane: “La terre est déchirée, la terre se brise, la terre chancelle. La terre chancelle comme un homme ivre, elle vacille comme une cabane; Son péché pèse sur elle, elle tombe, et ne se relève plus.” (Es.24.19,20).

Dans ce texte la fin qui attend cette terre nous est décrite – une fin terrible. Cependant, comme d’autres passages bibliques nous en rendent clairement témoignage, après cela la création tout entière aura part aux conditions merveilleuses du règne millénaire. Ce qui ne peut subsister devant Dieu a une fin, et ce qui subsiste devant Lui le remplace. Tout sera de nouveau bien.

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CHAPITRE 7

Les scellés d’entre les juifs

Le septième chapitre est facilement compréhensible. Dans la première partie nous avons la description du scellement des 144’000 élus d’entre les douze tribus d’Israël, et dans la deuxième partie celle de la foule innombrable venant des nations qui doit passer par la grande tribulation. Au premier verset, nous sont présentés les quatre anges du jugement qui retiennent les quatre vents, et qui sont déliés seulement lorsque la sixième trompette retentit (Apoc. 9.14,15).

“Et après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu’il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre” (Apoc. 7.1).

Les vents, les tempêtes, nous parlent de dévastation et de destruction. C’est ce sens-là que nous trouvons également confirmé dans la Parole prophétique (Zach. 6.5).

Il s’agit tout d’abord du scellement des 144’000 venus des douze tribus d’Israël. Ils sont marqués au front par le Sceau de Dieu. Ceux qui appartiennent à l’Eglise portent le Sceau de l’Esprit, qui est le Sceau de Dieu. Conformément à Ephésiens 1.13; 4.30, et à d’autres passages, le Sceau de Dieu est le Saint-Esprit. Comme lors de Son baptême, le Saint-Esprit descendit sur le Fils de Dieu (Mat. 3.16), “car c’est lui que le Père, que Dieu lui-même a marqué de son sceau” (Jean 6.27b), ainsi le même Esprit vient sur tous les fils et filles de Dieu qui Lui sont agréables (Actes 2.38,39; 2 Cor. 1.21,22).

Pour les 144’000 élus d’Israël, cet événement est concrétisé symboliquement par un ange qui est envoyé du soleil levant avec le Sceau de Dieu. Le prophète Ezéchiel vit que les habitants de Jérusalem qui gémissent à cause des abominations commises en son sein étaient marqués d’un sceau sur le front (Ezé. 9.1-6). Il ressort clairement, aussi bien de la description d’Ezechiel que de celle de l’Apocalypse, que le scellement doit avoir lieu premièrement. Après cela seulement, les anges du jugement peuvent exécuter l’ordre qu’ils ont reçu.

“Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit: Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.” (Apoc. 7.2,3).

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Comme dans la Parole prophétique, il est question d’une part de la marque de la bête gravée au figuré sur le front et la main droite des hommes, ainsi d’autre part, les serviteurs de Dieu porteront le Sceau de Dieu sur leur front. La marque de la bête, pas plus que le Sceau de Dieu, ne seront visibles à l’oeil naturel. Ni le nombre 666 qui peut être calculé (Apoc. 13.18), ni la femme tenant une coupe d’or pleine d’abominations et ayant sur son front un nom écrit: “Babylone la grande”, ne peuvent être vus par l’oeil naturel, chevauchant une bête dans un désert quelconque. Nous touchons là le domaine de la révélation; il faut que dans la plus grande mesure le contenu spirituel soit relié à une compréhension spirituelle et à un langage spirituel (1 Cor. 2.13-15). Mais le Seigneur connaît les Siens (2 Tim. 2.19) et les Siens Le connaissent (Jean 10.14).

En ce qui concerne les 144’000, ce passage de l’Ecriture ne doit pas être interprété comme étant le nombre d’une élite choisie du sein de l’Eglise des nations, ni comme étant une quelconque société religieuse; ce passage de l’Ecriture doit être cru et laissé tel qu’il est écrit: “Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël: de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; de la tribu d’Aser, douze mille; de la tribu de Nephthali, douze mille; de la tribu de Manassé, douze mille; de la tribu de Siméon, douze mille; de la tribu de Lévi, douze mille; de la tribu d’Issacar, douze mille; de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph, douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau.” (Apoc. 7.4-8).

Le texte énumère les douze tribus par leur nom. De cette manière, une erreur ou une fausse interprétation devrait être exclue, car il est impossible de dire la chose plus clairement. La doctrine bien connue sous le nom de “British Israël”, qui prétend que les dix tribus seraient perdues au milieu des nations, est tout à fait contraire à ce que dit la Bible car les Saintes Ecritures témoignent qu’au temps du scellement, toutes les douze tribus se trouveront en Israël, dans leur pays d’origine.

La foule innombrable venant de la grande tribulation

Depuis le verset 9, Jean vit une grande foule venant de tous les peuples et de toutes les langues, “… Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; ils se prosternèrent sur leur face devant le trône, et ils adorèrent Dieu, en disant: Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles! Amen!” (Apoc. 7.9-12).

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La troupe des vainqueurs sera enlevée et expérimentera la réalisation de la promesse d’être avec Lui sur le trône, alors que cette foule-là se trouve devant le trône. Il avait été dit aux vainqueurs: “Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône” (Apoc.3.21). Ceux qui demeurent fidèles pendant la grande tribulation apparaissent lors de l’établissement du Royaume de mille ans devant le trône.

Cette foule que personne ne pouvait compter servira le Seigneur Dieu dans Son Temple; elle ne régnera pas avec Lui.

“Et l’un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.” (Apoc. 7.13-17).

L’emploi de l’expression “jour et nuit” nous indique qu’il s’agit de la période du millénium, et non pas de l’Eternité, car celle-ci ne connaît “ni jour ni nuit”, “ni hier ni demain”. Cette foule innombrable qui sert le Seigneur Dieu dans Son Temple, est constituée des rachetés venus de la grande tribulation, alors que l’Eglise-Epouse habitera dans la Nouvelle Jérusalem, à Laquelle Elle est identifiée (Apoc. 21.9 et suivants). La Nouvelle Jérusalem, en tant que ville de Dieu, n’a point de Temple. “Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu Tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau.” (Apoc. 21.22,23).

Cette grande foule que personne ne pouvait compter est formée des croyants rachetés, qui ont été sauvés par le Sang de l’Agneau et qui ont reçu par la grâce de Dieu un vêtement blanc, mais qui ne faisaient pas partie des prémices, qui ont été enlevées. Ce n’est pas la tribulation qui les a purifiés ou qui leur a apporté le salut – ils étaient déjà sauvés avant cela, mais ils n’étaient pas prêts pour l’enlèvement. Le salut est également valable pour tous ceux qui sont réconciliés avec Dieu, sans égard à quel groupe ils appartiennent, et ce n’est possible que par le Sang de l’Agneau. Les bonnes œuvres et les tribulations n’ont encore jamais sauvé quelqu’un ou donné la Vie éternelle. C’est uniquement en Jésus-Christ que Dieu a fondé une Nouvelle Alliance, par le Sang versé à la Croix de Golgotha. Quiconque croit cette vérité expérimente la réconciliation personnelle avec Dieu et reçoit la Vie éternelle.

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CHAPITRE 8

7ème Sceau

Le silence dans le ciel

Le trône de grâce devient le trône de jugement

Introduction aux jugements des sept trompettes

Les quatre premières trompettes

“Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure.” (Apoc. 8.1).

Les six premiers versets nous donnent des renseignements exacts sur le contenu du septième sceau et sur ce qui arrive quand il est ouvert. Par ce silence soudain dans le ciel, au premier verset, est exprimé le grand étonnement provoqué par l’événement hallucinant, qui n’a encore jamais eu lieu jusqu’à présent.

Le prophète Esaïe rend témoignage au sujet des Armées céleste disant que celles-ci crient sans cesse: “Saint, saint, saint, est l’Eternel des armées!” (Es. 6.3). Jean rapporte que les quatre êtres vivants également crient sans cesse nuit et jour: “Saint, saint, saint, est le Seigneur Dieu, le Tout-puissant, qui était, qui est, et qui vient” (Apoc. 4.8).

Lors de l’ouverture du septième sceau, tout à coup tout devient silencieux dans les Cieux. C’est l’instant de la surprise absolue; toutes les Armées des cieux font silence pendant une demi-heure. Cela arrive au moment où le trône de la grâce devient le trône du jugement et que la colère de Dieu va éclater. Pour le Ciel entier l’achèvement du plan de salut formé par Dieu de toute éternité est une grande et glorieuse surprise.

De même que pour les sceaux précédents, tout le texte se rapportant à ce dernier sceau doit être lu et inclus dans notre méditation. C’est à partir du verset 2 que nous est relaté ce que contient le septième sceau et ce qui se passe alors:

“Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. Et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, ayant un encensoir d’or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône. La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu. Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre.” (v. 2-5).

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La description montre clairement que ce moment-là concerne vraiment Israël. Pendant le temps de l’Eglise du Nouveau Testament, Jésus-Christ est l’avocat et le médiateur devant le trône, sur lequel Il a présenté Son Sang en tant que Souverain Sacrificateur (Héb. 9.11-14). Son ministère de Souverain Sacrificateur est achevé au moment de l’enlèvement, lorsqu’Il prend à Lui ceux qui ont obtenu grâce et pour lesquels Il a intercédé. Après l’enlèvement de l’Eglise-Epouse il est question alors d’Israël. Les prières de ceux des douze tribus d’Israël qui sont venus à la foi ne sont pas portées devant le trône de grâce par Christ, le Médiateur et Souverain Sacrificateur; à ce moment Il célèbre, en tant qu’Epoux, les noces avec Son Epouse bien-aimée dans les cieux. Les prières de ceux qui ont été scellés sont rassemblées par l’ange et présentées devant l’autel d’or pour s’élever comme une fumée de bonne odeur.

Après que les sept anges qui se tiennent devant Dieu aient reçu des trompettes, les dernières prières des Juifs venus à la foi sont présentées comme un parfum de bonne odeur sur l’autel d’or devant le trône de Dieu. C’est après cela que le trône de grâce se change en trône de jugement: la colère de Dieu éclate alors. C’est ce qu’indiquent les charbons ardents jetés sur la terre. Durant ce temps, Dieu renonce à l’adoration car Il ne peut recevoir des louanges et en même temps laisser libre cours à sa colère finale. C’est la raison pour laquelle tout est en silence dans le ciel.

Lorsque l’encensoir a accompli son usage divin, il est rempli du feu de l’autel et jeté sur la terre, indiquant ainsi que la colère de Dieu se déchaîne et descend sur la terre. “Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.” (Apoc. 8.6). L’œuvre de grâce en faveur des nations et d’Israël est alors terminée.

De tous les sceaux, le contenu du septième est le plus clairement décrit; il ne contient d’ailleurs aucun symbole mystérieux, comme c’est le cas pour les autres. C’est pourquoi aucune révélation “particulière” n’est nécessaire au sujet du septième sceau. Le contexte est suffisamment clair et englobe tout le sujet. Après que le trône de la grâce soit devenu le trône du jugement, les anges commencent à sonner des trompettes. C’est de cette manière que cela est présenté sans équivoque dans le texte biblique. Souvenons-nous que le jugement des trompettes ne peut arriver qu’après que le scellement des 144000 ait eu lieu (chapitre 7).

“Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.”

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“Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jetée dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang, et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt”.

“Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères”.

“Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même”.

Les jugements des quatre premières trompettes sont dirigés contre la nature. Il s’agit d’événements qui sont très exactement décrits. Après que chacun de ces quatre anges ait sonné de la trompette, Jean écrit: “Je regardai, et j’entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d’une voix forte: Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner!” (Apoc. 8.13).

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CHAPITRE 9

Les tourments inimaginables

La cinquième trompette – Le premier malheur

“Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l’abîme lui fut donnée, et elle ouvrit le puits de l’abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise; et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu’ont les scorpions de la terre.” (Apoc. 9.1-3).

L’annonce faite à la fin du huitième chapitre est justifiée, car dans la cinquième trompette est décrit le cruel tourment qui va frapper ceux qui ne portent pas le Sceau de Dieu. Comme nous venons de l’exposer, à ce moment les 144000 portent le Sceau de Dieu et demeurent préservés pendant les jugements des trompettes. Selon le témoignage infaillible des Saintes Ecritures, les jugements des trompettes ne peuvent avoir lieu qu’après l’accomplissement du ministère de trois ans et demi des deux prophètes. De plus, ceux qui ont été scellés demeurent en Israël pendant la cinquième trompette, c’est-à-dire pendant les cinq mois de tourments continuels, et ils en sont préservés.

“Va, mon peuple, entre dans ta chambre, et ferme la porte derrière toi; cache-toi pour quelques instants, jusqu’à ce que la colère soit passée.” (Es. 26.20). “Il leur fut dit de ne point faire de mal à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front.” (Apoc 9.4). On peut comparer avec le chapitre 7.1 à 8.

Ces êtres étranges ont reçu une puissance qu’habituellement seuls les scorpions possèdent. Ce sont des êtres qui montent directement de l’enfer: on ne peut se représenter le tourment qu’ils occasionnent. Ce tourment est limité à cinq mois.

“Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et le tourment qu’elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme. En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.” (Apoc. 9.5,6).

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Du verset 7 à 10 ces êtres cruels montés de l’abîme nous sont décrits: “Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat; il y avait sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes. Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions. Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat. Elles avaient des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et c’est dans leurs queues qu’était le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.”

“Elles avaient sur elles comme roi l’ange de l’abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.” (Apoc. 9.11).

Cette terrible affliction venant sur l’humanité sans Dieu est décrite comme le premier “malheur”. De même que les plaies vinrent sur l’Egypte lorsqu’approchait la sortie du peuple d’Israël, ainsi par les jugements des quatre premières trompettes nous sont montrés les fléaux qui touchent la nature en cette période.

Dans la cinquième et sixième trompettes nous sont décrits les tourments que doit souffrir l’humanité sans Dieu. Lors de la cinquième, les hommes cherchent à mourir, mais ils ne le peuvent pas; ils devront au contraire subir eux-mêmes ces tourments inimaginables. Lors de la sixième trompette c’est la mort qui s’installe.

Les jugements des six trompettes se suivent chronologiquement, l’un après l’autre et arrivent pendant le sixième sceau. La septième trompette fait exception, car il n’y a en elle aucun jugement, mais bien la proclamation du Royaume.

La sixième trompette – Le deuxième malheur

“Le sixième ange sonna de la trompette. Et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu, et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d’Euphrate. Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, furent déliés afin qu’ils tuassent le tiers des hommes.” (Apoc. 9.13-15).

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L’Euphrate, sur lequel sont liés les quatre anges jusqu’au temps fixé, coule à travers l’Irak d’aujourd’hui. De ce lieu qui est le berceau de l’humanité, où se trouvait le jardin d’Eden et beaucoup de villes bien connues comme Babylone, Haran, Ur en Chaldée, Ninive et tant d’autres, de là se mettra en mouvement la plus grande des armées extraterrestres, qui monte de l’abîme pour tuer le tiers de l’humanité. Comme il s’agit d’une action universelle, au chapitre 7 les quatre anges nous sont montrés aux quatre coins de la terre. Maintenant, il nous est montré l’endroit géographique exact d’où partira cette ruine cruelle venant sur l’humanité. Au grand jour de Dieu c’est aussi de là que partiront les armées terrestres (Apoc. 16.12-16 et autres),

Au chapitre 7, il avait été ordonné aux quatre anges de ne point occasionner de dommage jusqu’à ce que le scellement soit achevé. C’est lorsque le sixième ange sonne de la trompette qu’ils seront déliés afin de mettre à mort le tiers des hommes. Dieu a fixé l’année, le mois, le jour et l’heure, comme il est dit dans le texte de la Bible.

“Le nombre des cavaliers de l’armée était de deux myriades de myriades: j’en entendis le nombre.”

“Et ainsi je vis les chevaux dans la vision et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d’hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre. Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches. Car le pouvoir des chevaux était dans leurs bouches et dans leurs queues; leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes, et c’est avec elles qu’ils faisaient du mal.” (Apoc. 9.16-19).

Ces êtres démoniaques ont pour mission de tuer le tiers des hommes qui auparavant ont été tourmentés. Puisqu’à ce moment il n’y a plus de grâce, les hommes ne peuvent donc plus se convertir à Dieu. Ils sont livrés au sort qu’ils ont eux-mêmes choisi et ils doivent en subir les conséquences, même jusqu’à la mort.

“Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains…” (Apoc. 9.20).

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De même que dans les quatre premiers jugements des trompettes, un tiers est toujours atteint par le jugement – un tiers de la terre, des arbres, de l’herbe; un tiers de la mer et des créatures dans la mer; un tiers des fleuves et des sources d’eaux; un tiers du soleil, de la lune et des étoiles -, ainsi en sera-t-il aussi avec la sixième trompette qui touchera un tiers de l’humanité.

On ne peut admettre que ce passage biblique soit interprété comme une persécution contre les Juifs; et cela d’autant moins que les Juifs qui ont été scellés, comme cela nous est dit clairement lors du jugement de la cinquième trompette, ne pourront pas être touchés. Toute Parole de Dieu doit être crue et laissée telle qu’Elle est écrite. Dans le texte du jugement de la sixième trompette il est véritablement question d’un tiers des hommes de toute la terre; dans l’état actuel d’une population de six milliards, cela donnerait un total de deux milliards. Comme nous l’avons déjà exposé, les jugements des trompettes tombent dans la dernière partie des jugements, après l’enlèvement de l’Epouse, et même après le scellement des 144000 d’Israël. Tel est le témoignage de la Parole de Dieu.

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CHAPITRE 10

Vision intermédiaire. Le livre ouvert

Le Seigneur en tant qu’Ange de l’alliance

Le chapitre 10 se trouve entre la sixième et la septième trompettes, de même qu’auparavant le chapitre 7 se trouvait intercalé entre les sixième et septième sceaux. Nous allons nous occuper plus particulièrement de ce chapitre 10. L’important est d’ordonner correctement le déroulement des événements dans le temps. Ce qui est très important, c’est d’avoir la notion du “mot clé”, car il fait ressortir de quoi il s’agit véritablement, c’est-à-dire quel est l’événement décrit.

“Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d’une nuée; au-dessus de sa tête était l’arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu.” (Apoc 10.1).

Dans le texte original il existe un seul mot pour ange et messager (АГГЕЛО). Lorsque le Seigneur apparaît comme Ange, ou qu’il est désigné comme tel, c’est toujours en rapport avec un message – une proclamation, une annonce. Les serviteurs qu’Il envoie pour porter un message particulier sont également désignés dans les Saintes Ecritures comme “des anges”, c’est-à-dire des messagers (Aggée 1.13; Mal. 3.1; Luc 7.27; Héb. 13.2; Apoc. 2 et 3 et autres). Dans la deuxième partie du verset 1 de Malachie 3, la venue de l’Eternel des armées en tant qu'”Ange de l’Alliance venant dans Son Temple” est annoncée. De même, celui qui devait préparer Son chemin est aussi appelé “Son ange”. Lorsque l’Ange est environné de l’arc-en-ciel, c’est que Sa venue est en rapport avec l’alliance. L’arc-en-ciel est certainement le signe de l’alliance entre Dieu et l’homme (Gen. 9.8-17).

La forme visible de l’Eternel Dieu est connue depuis le jardin d’Eden. Il descendit sur le Mont Sinaï sous cette forme pour traiter alliance avec Israël. Depuis lors Il est aussi désigné par le nom d’Ange de l’Alliance, ou Ange de Sa face (Es. 63.9). Moïse relate ceci:

“Quarante ans plus tard, un ange lui apparut, au désert de la montagne de Sinaï, dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse, voyant cela, fut étonné de cette apparition; et, comme il s’approchait pour examiner, la voix du Seigneur se fit entendre: Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.” (Actes 7.30-32).

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“C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des oracles vivants, pour nous les donner.” (Actes 7.38).

Dans le dernier livre de l’Ancien Testament, en Malachie 3.1, il nous est dit: “Voici, j’enverrai mon messager; il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, dit l’Éternel des armées” (Mal. 3.1). La première partie de ce passage biblique s’est accomplie par le ministère de Jean-Baptiste; c’est ce qui se trouve confirmé dans le Nouveau Testament (Mat. 11.10; Marc 1.2; Luc 7.27). La deuxième partie concernant l’Ange de l’Alliance s’accomplit ensuite avec Israël comme il ressort de notre méditation.

Ce qui est remarquable c’est que, dans aucun passage en rapport avec l’Eglise du Nouveau Testament le Seigneur n’est désigné comme Ange de l’Alliance, mais uniquement en rapport avec le peuple d’Israël, avec qui Il a fait une alliance au Sinaï.

L’instauration de l’alliance avec l’Eglise du Nouveau Testament n’a pas eu lieu avec l’Eternel Dieu sous la forme d’un Ange, mais bien dans la révélation de Dieu devenu homme dans le Fils. Lorsqu’Il conclut la Nouvelle Alliance par Son Sang avec Son peuple (Mat. 26.26-28 et autres), son visage ne brillait pas comme le soleil. Lorsqu’Il portait les péchés du monde, Il était l’homme de douleur; Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards (Es. 53.2,3). A Golgotha Il n’était pas couronné d’un arc-en-ciel, mais bien d’une couronne d’épines.

Pour comprendre exactement le chapitre 10, les détails ont une grande importance. A ce moment le Seigneur n’est pas le Fils de l’homme, le Fils de Dieu ou le Fils de David, mais Il descend du Ciel comme un Ange puissant, revêtu d’une nuée et ayant l’arc-en-ciel sur Sa tête, lequel est véritablement l’arc de l’alliance. Sa face resplendit comme le soleil (Mat.17.2; Apoc. 1.16). On voit tout de suite qu’ici le Seigneur ne se trouve pas accompagné d’anges ou de la troupe des rachetés. En cette circonstance Il vient tout seul et fait retentir Sa voix pénétrante comme le rugissement d’un lion. De même que Joseph se fit reconnaître à ses frères la deuxième fois alors qu’aucune autre personne était présente (Gen. 45; Actes 7.13); ainsi à cette occasion le Seigneur laissera Son Epouse au Repas des noces dans le Ciel, et descendra tout seul pour Se faire reconnaître à Ses frères, les Juifs, pour la seconde fois.

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A ce moment, le livre mystérieux qui était resté fermé et scellé jusqu’au temps de la fin (Dan. 12.4; Apoc. 5) se trouve déjà ouvert dans Sa main. Ceci signifie que cet événement du chapitre 10 ne peut avoir lieu qu’après l’ouverture des sceaux et du livre mystérieux.

“Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre” (Apoc 10.2). L’Eternel est le propriétaire originel de tout ce qu’Il a créé. Il est aussi désigné comme l’héritier de toutes les nations (Ps. 82.8). Il vient ici pour revendiquer ce qui Lui appartient, avant l’établissement de Son Royaume. Nous pouvons déjà voir avec Josué la signification symbolique: “Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse” (Jos. 1.3).

La volonté originelle de Dieu était de transmettre à l’homme la domination sur la terre. Par la méchante duperie de Satan au travers du serpent, les premiers hommes se sont fait dérober cette haute dignité, et eux-mêmes ainsi que la terre entière tombèrent sous l’autorité de Satan. Lorsque Christ fût manifesté dans la chair sur la terre, Satan Lui offrit tous les royaumes du monde. Jésus refusa, car il fallait premièrement qu’Il rachetât l’homme et la création tout entière de ses mains. C’est la raison pour laquelle le Sang a été versé sur cette terre pour la rédemption et la réconciliation. Nous serons rétablis dans notre vocation primitive en tant qu’héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ.

Le Seigneur, à qui appartient la terre et la mer, pose Ses pieds dessus pour montrer qu’Il prend possession de Son règne.

“Et il cria d’une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix” (Apoc. 10.3).

Les sept tonnerres ne font pas retentir leur voix déjà maintenant, comme certains le prétendent, mais bien seulement en relation avec ce qui nous est décrit ici. La révélation des sept tonnerres, pas davantage que leur réalisation, n’a affaire avec l’Eglise-Epouse. Ce que les sept tonnerres ont dit ne sera pas révélé, mais sera réalisé par Dieu. Il est également impossible qu’ils se rapportent à l’une des venues de Jésus-Christ, ou à Son retour. Personne ne connaîtra le temps exact de Sa venue, ni le jour, ni l’heure; mais ceux qui appartiennent à l’Eglise-Epouse se mettront en route pour aller à la rencontre de l’Epoux. Aucune de toutes les discussions et prédications au sujet des sept tonnerres ne viennent de Dieu.

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Le terme de “Lion” pour désigner le Seigneur, n’est également pas employé une seule fois en rapport avec l’Eglise du Nouveau Testament. Ce n’est que lors de l’ouverture du Livre mystérieux dans Apocalypse 5.5 qu’ll s’avance en tant que Lion de la tribu de Juda qui a vaincu. Les divers passages de la Parole prophétique avec le mot-clé “rugir”, comme il est employé dans Apocalypse 10, nous donnent une vive lumière sur cet événement en rapport avec Israël:

“L’Éternel rugira d’en haut; de sa demeure sainte il fera retentir sa voix; Il rugira contre le lieu de sa résidence; Il poussera des cris, comme ceux qui foulent au pressoir, contre tous les habitants de la terre…” (Jér. 25.30).

“Ils suivront l’Éternel, qui rugira comme un lion, car il rugira, et les enfants accourront de la mer…” (Osée 11.10).

“De Sion l’Éternel rugit, de Jérusalem il fait entendre sa voix; les cieux et la terre sont ébranlés. Mais l’Éternel est un refuge pour son peuple, un abri pour les enfants d’Israël.” (Joël 3.16).

“De Sion l’Éternel rugit, de Jérusalem il fait entendre sa voix. Les pâturages des bergers sont dans le deuil, et le sommet du Carmel est desséché.” (Amos 1.2).

Lorsque le Seigneur pose Ses pieds sur la terre et la mer en faisant éclater Sa Voix, après que le ministère des deux prophètes est achevé, les 144000 qui ont été scellés se trouvent sur la montagne de Sion (Apoc. 14.1).

C’est seulement à l’instant où le Seigneur rugit comme un lion que les sept tonnerres – non pas sept prédicateurs – font retentir leurs voix.

“Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j’allais écrire; et j’entendis du ciel une voix qui disait: Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas.” (Apoc. 10.4).

Ce que les sept tonnerres ont dit n’a pas été écrit dans le livre de la prophétie – n’étant pas écrit, cela ne fait donc pas partie des Saintes Ecritures, de la Parole de Dieu, Laquelle doit être lue, prêchée, écoutée et crue (Apoc. 1.3) Amen! Les prédicateurs ont le devoir de prêcher uniquement la Parole écrite de Dieu (2 Tim. 4.1-5). La révélation de tous les mystères ne se rapporte également qu’à la Parole écrite. “Ce qui n’est pas écrit” demeure un mystère appartenant à Dieu, qui accomplira en son temps ce qu’Il a décidé et ce qu’Il a dit (Deut. 29.29). Lorsque l’Eternel a donné la loi, dans Exode 20, comme aussi dans Job et les Psaumes, dans Jean 12 et dans l’Apocalypse, la Voix de Dieu nous est décrite comme étant semblable au retentissement d’un coup de tonnerre.

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Ceux qui ajoutent au témoignage pleinement achevé des Ecritures, y compris l’Apocalypse, sont menacés par Dieu de passer par la grande tribulation et d’en souffrir les plaies (Apoc. 22.18,19). Toute spéculation – y compris celle sur les sept tonnerres – reste ce qu’elle est, c’est-à-dire une supposition. Tout ce qui est prêché et écrit à ce sujet est tout à fait vain et provient de sa propre imagination. En réalité, personne ne connaît le contenu des sept tonnerres. Le Seigneur Dieu en a disposé ainsi et par Son omniscience Il se réserve cet événement. Dans ce cas également Dieu sera Son propre interprète: Il fera arriver toutes choses conformément au développement qu’Il a ordonné.

Une “parole-clé” de plus lors de ce glorieux événement se trouve être le serment qui est prononcé.

“Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps, mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes.” (Apoc. 10.5-7).

Conformément aux chapitres 8 et 9, les premiers six anges avaient déjà sonné de la trompette. Le son de trompette du septième ange qui n’a pas encore eu lieu est annoncé de manière toute particulière, parce qu’à ce moment-là quelque chose d’extraordinaire arrive. La formulation de l’Ancien Testament “ses serviteurs les prophètes” indique également qu’il s’agit d’Israël et non de l’Eglise du Nouveau Testament, sinon la formulation employée aurait été “ses apôtres et prophètes” (Eph. 3.5 et suivants).

Le prophète Daniel eut le privilège de voir le terme du temps de la fin, de même que l’ange qui fit le serment. Daniel demanda: “Quand sera la fin de ces prodiges? Et j’entendis l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d’un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée.” (Dan. 12.6,7).

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On ne peut manquer de voir la similitude de ces deux passages et elle ne doit pas être ignorée. Du temps de Daniel l’ange éleva ses deux mains parce que le petit livre ouvert n’était pas encore entre ses mains, et il jura par Celui qui vit éternellement. Dans l’Apocalypse il ne lève que sa main droite vers le ciel parce que dans son autre main se trouve le livre mystérieux, et il jure par Celui qui vit éternellement. Il fut révélé au prophète Daniel que depuis le moment où le serment fut prononcé, il y aurait encore trois ans et demi jusqu’à la fin, au moment où la force du peuple saint sera entièrement brisée. Dans Apocalypse 10.6 il fut dit à Jean “qu’il n’y aurait plus de délai”. Les deux déclarations sont justes. C’est dès cet instant que commence le compte à rebours – jusqu’à la fin de cette civilisation.

Le Seigneur vient comme Ange de l’alliance et rugit comme un lion, mais ensuite Il Se révèle aux 144000 comme étant l’Agneau, ce qui indique leur rachat. Déjà lors de l’ouverture du Livre mystérieux Il se présente à nous comme un Lion et aussi comme un Agneau (Apoc. 5.5,6). Ensuite les élus d’Israël regarderont à Celui qu’ils ont percé (Zach. 12.10). Après que les deux prophètes aient terminé leur service, les élus se trouvent au complet sur la montagne de Sion. En même temps qu’Israël reconnaît le Messie, ils découvrent quelles sont les machinations de l’Antichrist, et l’alliance entre lui et Israël sera rompue (Dan. 9.27).

Après cela il y a encore trois ans et demi de grande tribulation, jusqu’à la fin de la période actuelle. Conformément à Apocalypse 11.15, la trompette du septième ange contient la proclamation de l’établissement du Royaume, selon ce que nous indique ici le chapitre 10, c’est pourquoi il est question de “la voix” du septième ange dans le contexte. Les six premières trompettes ne renferment que des jugements sans aucune proclamation, ni aucune voix.

Aussi certainement que par “la voix” du septième ange messager des âges de l’Eglises tous les mystères ont été révélés, et que par elle l’Eglise-Epouse sera amenée à son achèvement, lorsque retentira le cri de minuit:

“Voici l’époux; sortez à sa rencontre !”, ainsi, lorsque retentira la septième trompette, aura lieu la proclamation du Royaume.

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L’ange du septième âge de l’Eglise, conformément à Apocalypse 3.11-22, apporte le dernier message du rétablissement, de la restitution. Par son ministère, tous les mystères de l’Ancien et du Nouveau Testament, de la Genèse à l’Apocalypse, sont révélés. Cependant, dans Apocalypse 10 il n’est pas question de plusieurs mystères de la Parole, lesquels devraient êtres révélés et amenés à leur accomplissements, en relation avec “… quand il sera sur le point de sonner de la trompette…”, mais il s’agit bien du “mystère de Dieu” qui sera alors accompli, lequel est Christ (Col. 2.3), en qui toute la réalisation des desseins de salut de Dieu trouve alors son achèvement. C’est ce qu’ll a fait connaître à Ses serviteurs, les prophètes de l’Ancienne Alliance, comme aussi à Ses apôtres et serviteurs dans le Nouveau Testament.

Ce mystère de Dieu a été publié à l’Eglise dès le commencement, comme Paul le dit: “Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: Dieu a été manifesté en chair…” (1 Tim. 3.16). Seulement Israël ne pouvait pas le voir. Mais alors il arrivera qu’ils reconnaîtront le mystère insaisissable de Dieu en Christ, leur Messie. A ce moment seulement cela leur sera révélé, et le voile qui recouvre leur cœur sera ôté (2 Cor. 3.15,16). Lorsque le septième ange sonnera de la trompette au chapitre 11 d’Apocalypse, comme annoncé au chapitre 10, cela arrivera. Alors le royaume de Christ sera publié et le mystère de Dieu trouvera son accomplissement.

Jean mange le livre doux-amer

“Et la voix, que j’avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et dit: Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. Et j’allai vers l’ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit: Prends-le, et avale-le; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je l’avalai; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l’eus avalé, mes entrailles furent remplies d’amertume. Puis on me dit: Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois.” (Apoc. 10.8-11).

Il ressort du contexte l’effet provoqué pour avoir “manger le livre”. Le prophète Ezéchiel nous relate une expérience semblable (Ezé. 2.8 à 3.3). Les deux fois il nous est montré symboliquement les hommes de Dieu mangeant le rouleau écrit, ce qui veut dire qu’ils doivent prendre en eux la Parole pour pouvoir ensuite La transmettre. Ensuite le Voyant prophétisa aux peuples et aux rois de la part de Dieu. Remarquez bien: il n’est pas question ici de la publication de l’Evangile, mais il s’agit de prophétiser sur les peuples. Cela fait une grande différence. Les deux prophètes d’Apocalypse 11 ne prêcheront pas aux peuples; ils prêcheront à Israël, mais ils prophétiseront sur les peuples. Maintenant l’Evangile éternellement valable est prêché aux peuples en témoignage (Mat. 24.14). Pendant le ministère des deux prophètes, le AINSI DIT L’ETERNEL sera prononcé aux peuples de la terre, lesquels seront frappés par de terribles plaies.

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CHAPITRE 11

Deuxième vision intermédiaire: Les dimensions du temple et le ministère des deux témoins

Dans le onzième chapitre il nous est tout d’abord donné une indication de très grande importance sur ce qui va arriver pendant la dernière période des trois ans et demi, lorsque le Temple aura été rebâti. La loi internationale protège en général, il est vrai, les bâtiments dédiés à Dieu, mais elle n’est pas valable pour le terrain qui les environne. C’est pourquoi seulement le parvis sera livré aux nations pendant les trois ans et demi de tribulation.

“On me donna un roseau semblable à une verge, en disant: Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le en dehors, et ne le mesure pas; car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois.” (Apoc. 11.1,2).

Il s’agit ici de la période de la grande tribulation et de la persécution qui a lieu après les trois ans et demi pendant lesquels les deux prophètes accomplirent leur ministère, et le Temple fut reconstruit. C’est une parfaite répartition du temps et description précise. Même l’autel des sacrifices fut mesuré. Cela nous rappelle Daniel 9.27 où, au milieu de la dernière semaine le sacrifice et l’offrande sont interrompus.

Dans les chapitres 40 à 47 le prophète Ezéchiel vit le Temple dans tous ses détails. La description montre clairement que le futur Temple, lui aussi sera reconstruit à l’image du premier. Le troisième Temple, la maison de Dieu à Jérusalem, sera reconstruit sur son lieu d’origine et sera présent dans le Millénium. Plusieurs passages des Ecritures en rendent témoignage (Es. 2.2,3; 56.7; Ezé. 47; Aggée 2.9; Zach. 14.20,21; Apoc. 7.15 et autres). La montagne du Temple est une partie de Sion, et c’est pourquoi les 144000 sont montrés sur la montagne de Sion.

La répartition des temps et la description des circonstances des divers événements qui les accompagnent sont tellement évidentes que cela devrait être clair et distinct pour tous. En ce qui concerne le ministère des deux témoins, leur temps est également donné comme étant de trois ans

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