“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement” (Hébreux 13.8).
LETTRE CIRCULAIRE 10
JANVIER 1977
Je vous salue affectueusement, dans le précieux Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous tous en Europe et dans les autres parties du monde auxquels parviendra cette lettre circulaire. J’aimerais fonder ce que j’ai à dire sur cette parole de Jean 7.18, où le Seigneur dit: “Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui”.
C’est dans un parfait abandon de ma vie que j’ai servi le Seigneur, et j’ai toujours eu devant les yeux la recherche de l’honneur de Dieu. Je n’ai jamais parlé de moi-même, ou pour moi-même, et pas davantage au nom d’une assemblée ou d’une organisation chrétienne. Pour autant que je sache, c’est pour Dieu que j’ai parlé, et c’est Sa Parole que j’ai prêchée (2 Cor. 5.20). La seule chose qui m’importe, c’est de glorifier le Seigneur, de placer sur le chandelier de l’Eglise les promesses qu’il a faites pour ce temps, et de multiplier Sa gloire.
Ce qu’a dit le Sauveur en ce temps-là est encore valable aujourd’hui: “Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire”. Alors que celui qui parle de la part du Seigneur cherche l’honneur de Dieu, et il est pénétré de la véracité de Sa Parole. Dans la vie de telles personnes, il ne se trouve point d’injustice, ni de motifs impurs.
Veuille notre fidèle Seigneur faire de nous tous de telles personnes qui ne soient pas éprises d’elles-mêmes, parlant de soi-même, mais qui accomplissent en toute fidélité ce qu’Il nous a donné à faire. C’est notre profond désir que soient manifestées en nous les vertus de notre bien-aimé Seigneur et Sauveur, qui S’est dépouillé Lui-même pour prendre une forme de serviteur. C’est le Père seul qu’Il a glorifié, et c’est Sa volonté seule qu’Il a accomplie. Il pouvait dire aux Juifs qui étaient venus à Jérusalem pour la fête: “Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé”. Qu’en est-il de ceux qui se réclament de Lui?
C’est une question importante. Un véritable disciple de Jésus pourra dire seulement ce que le Maître a dit. Nous n’avons rien à dire ou à enseigner de nous-mêmes, sinon ce qui a déjà été enseigné par les apôtres et les prophètes. Nous n’avons pas le droit d’être trouvés dans nos propres affaires. Celui qui prétend être envoyé par Dieu doit alors aussi prêcher la Parole de Dieu. Celui qui a reçu une responsabilité de Lui doit être trouvé dans Son oeuvre.
LETTRE CIRCULAIRE 10 — JANVIER 1977
Cependant, bien souvent une chose est présentée comme venant de Dieu, et une doctrine est déclarée venir de Lui, et pourtant, cela ne sert à rien si cela ne l’est pas. Tout ce qui s’est accompli par notre Sauveur, Il l’a toujours désigné comme venant de Dieu: que ce soient Sa mission, Son enseignement, Ses miracles, etc. C’est à nous tous qu’Il dit aujourd’hui ces paroles pleines de signification: “Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra (ou s’apercevra) si ma doctrine est de Dieu…” ou si quelqu’un parle de Lui-même.
Nous dirons cependant que le Seigneur de gloire n’avait à rendre de comptes à personne. Même s’Il avait parlé et rendu témoignage de Lui-même, cela aurait été justifié. Cependant, Il a prononcé une parole qui nous éclaire, car Il S’est présenté comme le Fils de l’homme, comme “le Prophète” dont Moïse avait parlé. Il S’était dépouillé de Sa gloire divine, et Il était devenu semblable à nous. Il pouvait dire: “Toutefois, non pas Ma volonté, mais la Tienne!”. Il nous a aussi appris à prier dans le “Notre Père”: “Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel”. Dans cette mise au point, la pensée de Jésus-Christ est révélée au croyant.
Si souvent, nous nous surprenons à être de bonne humeur quand tout va comme nous le désirons. Pourtant, lorsque les épreuves nous atteignent et que cela ne va plus selon notre volonté, nous sommes facilement déconcertés. Cependant, c’est là justement que nous devrions faire nos preuves, et regarder à Jésus-Christ, avoir en nous Ses sentiments et faire confiance à Dieu.
LETTRE CIRCULAIRE 10 — JANVIER 1977
Dans ce texte biblique, tous les croyants sont concernés, mais particulièrement les prédicateurs, les évangélistes, et tous ceux qui prétendent être envoyés par Dieu. Chacun doit être prêt à se soumettre à l’épreuve biblique afin que, si l’on accomplit ses propres oeuvres et que l’on parle en son propre nom (alors que le Nom du Seigneur n’est qu’un prétexte pour se couvrir soi-même), la preuve puisse en être donnée.
Tous ceux qui sont de Dieu écoutent la Parole de Dieu, et ils reconnaissent si un enseignement vient de Lui. Ils discernent aussi lorsque quelqu’un parle en son propre nom, ou dans le Nom du Seigneur.
Il ne s’agit pas ici de paroles que chacun peut formuler à sa convenance. Il s’agit ici d’un accord absolu avec les Saintes Ecritures, avec les doctrines bibliques et leur application dans l’Eglise primitive. “Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il s’apercevra si une doctrine est de Dieu… celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui”.
Il importe qu’en ce temps, nous reconnaissions la voie de Dieu. Ceux à qui Dieu a fait grâce la suivront, et même un insensé marchera sur les traces de Jésus sans s’égarer. Tous les autres suivront leur propre chemin, et ils le considéreront comme étant le chemin. Ils exposeront leurs propres doctrines, et les déclareront comme étant les doctrines de Dieu, et ainsi de suite. Maintenant, c’est l’heure de la décision pour tous ceux qui veulent subsister devant Dieu.
DIRECTIONS DIVINES
L’année 1976, arrivée rapidement, s’est écoulée plus rapidement encore. Le temps presse! A peine une semaine a-t-elle commencé que la voilà déjà finie. L’année dernière a été de différentes manières richement bénie par Dieu. Il y a tellement de choses que nous pourrions énumérer, et pour lesquelles nous pouvons être reconnaissants! Et d’ailleurs, la Parole de Dieu nous exhorte à remercier Dieu pour toutes choses, et en toutes circonstances. Nous devons prendre conscience que rien ne va de soi. Le Seigneur nous a donné un logis, de la nourriture et des vêtements; tous ceux qui peuvent se réjouir d’avoir une bonne santé ont beaucoup de raisons et de sujets de remercier le Seigneur d’une façon toute particulière, ainsi que pour la protection qu’il nous accorde chaque jour.
LETTRE CIRCULAIRE 10 — JANVIER 1977
J’aimerais donner ici un témoignage personnel de ce qui s’est passé en octobre de l’année dernière. Mon voyage pour le Pakistan, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle Zélande était déjà fixé, et les places réservées; et une semaine avant que je ne prenne l’avion, vers environ 10 heures du matin, j’entendis une voix dans mon coeur qui disait: «Décommande ton voyage en avion pour l’Inde!». Mais je me mis à réfléchir que les salles avaient été louées, que les préparations avaient été faites, et que les annonces des rencontres spéciales à Bombay et Madras avaient été publiées, et qu’à cause de cela, je devais cependant m’envoler pour l’Inde. Durant toutes ces années passées, j’ai toujours cherché à tenir ma parole. Envers et contre tout, je désire tenir mes promesses pour ne désappointer personne. Je suis simplement ainsi fait.
Cependant, environ une heure plus tard, cette voix parla encore plus haut et avec plus de force dans mon coeur: «Décommande ton voyage en avion pour l’Inde!». Cette fois, j’obéis aussitôt, et j’envoyai un télégramme, sans toutefois donner la raison de cette annulation. Je savais que c’était l’Esprit de Dieu qui m’avait averti aussi distinctement et énergiquement. Le mardi 12 octobre, j’entendis au début des nouvelles qu’un avion de passagers de Indian Airlines avait explosé au-dessus de l’aéroport de Bombay, et que les 95 personnes qui se trouvaient à bord avaient perdu la vie. Et c’était le vol pour lequel j’avais été inscrit entre Bombay et Madras. Cette nouvelle me transperça véritablement jusqu’à la moelle des os. Je reconnus la main bienveillante de mon Dieu, Lequel m’avait prévenu, m’avertissant d’annuler ce vol, et m’avait ainsi fait échapper à cette terrible catastrophe. Je dois peut-être admettre que ma tâche sur cette terre n’est pas encore terminée; et cela, bien que, pour chaque enfant de Dieu, l’heure d’aller à la maison ne vienne jamais trop tôt, car nous pouvons dire avec Paul: “J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui, de beaucoup, est le meilleur; mais, à cause de vous, il est plus nécessaire que je demeure dans la chair” (Phil. 1.21-26).
LETTRE CIRCULAIRE 10 — JANVIER 1977
Je pourrais énumérer beaucoup de choses que Dieu a faites, au cours de cette année, dans divers pays. J’aimerais prier chacun de compter toutes les bénédictions et la protection accordées par Dieu, d’oublier une fois toutes les choses négatives et désagréables, et de remercier le Seigneur. En tant qu’humains, nous sommes enclins à retenir les choses négatives qui nous entravent, au lieu de faire ressortir les choses positives et divines, et nous réjouir de cela. Le Seigneur n’a encore jamais commis d’injustice et, dans l’avenir, Il ne le fera pas davantage. A Son Nom reviennent pour toujours la gloire et l’honneur!
VOYAGES MISSIONNAIRES
Au cours de l’année passée, je suis allé dans quinze pays différents, et j’ai pu aider beaucoup de croyants par la publication de la Parole de Dieu. Partout, le Seigneur a béni et accordé Sa grâce pour les voyages, faisant connaître Son bras puissant à Son peuple. Je n’oublierai jamais le temps passé en Indonésie. J’ai vécu là-bas des jours de grandes bénédictions, et plus de 200 prédicateurs et missionnaires sont venus de près et de loin pour la rencontre d’études bibliques. Des centaines de personnes étaient présentes dans les réunions: c’était l’heure de la visitation de Dieu pour l’Indonésie. Le Seigneur donna Sa bénédiction et Sa Parole d’une manière tout à fait merveilleuse. Les frères de Sumatra n’avaient encore jamais expérimenté cela.
LETTRE CIRCULAIRE 10 — JANVIER 1977
Nous sommes donc témoins que Dieu visite un pays après l’autre, un continent après l’autre, et qu’Il appelle Son peuple à sortir. Ceux qui entendent Sa voix se réjouissent de ce qu’Il fait maintenant, conformément à Sa Parole.
La conférence de croyants, également, qui eut lieu en Nouvelle Zélande, fut particulièrement bénie. Bien que j’aie du prêcher trois fois dans la journée, le Seigneur m’a donné chaque fois de nouvelles forces, et Il m’a fortifié corporellement. Dans les années passées, j’ai beaucoup voyagé, et partout, le Seigneur a ouvert des portes et frayé le chemin, que ce soit en Asie, en Afrique, en Europe de l’Est, ou dans d’autres parties du monde. Je regrette seulement de ne pas pouvoir donner suite à toutes les invitations.
Chaque dernier dimanche du mois, je suis toujours revenu pour la réunion de Zurich. C’est par une direction divine que, depuis quelques années, nous tenons le dernier dimanche du mois une réunion spéciale à la Maison du Peuple à Zurich, où les frères et soeurs des villes environnantes s’y retrouvent. Nous sommes chaque fois bénis, et nous réjouissons de pouvoir trouver communion ensemble et de considérer la Parole.
LETTRE CIRCULAIRE 10 — JANVIER 1977
Je saisis cette occasion pour demander aux frères et soeurs d’Autriche de bien vouloir m’excuser de n’avoir pu venir chez eux. J’aimerais dire ici, avec reconnaissance, que cette oeuvre missionnaire est principalement soutenue par des frères et soeurs de Suisse, d’Autriche, d’Allemagne, et de quelques-uns de France, des Pays-Bas et du Canada. C’est le Seigneur qui met sur le coeur des Siens de contribuer ainsi à faire avancer Son oeuvre. Pour les croyants, le Royaume de Dieu est ce qui est le plus important. Ils mettent le Seigneur à la première place, et se souviennent de Son oeuvre avec un coeur sincère, prenant part aux grandes charges financières qui s’y rattachent. Selon plusieurs témoignages reçus, nous pouvons conclure qu’une bénédiction toute particulière de Dieu repose sur tous ceux qui ne pensent pas seulement à eux-mêmes, mais qui pensent au Seigneur et qui Lui donnent ce qui Lui revient.
L’ANNEE 1977
En juin 1933, frère Branham fit quelques expériences toutes particulières. Entre autres, il vit certains événements en vision, qui devaient s’accomplir avant la venue du Seigneur. En rapport avec différentes choses, il parla au cours du temps toujours à nouveau de l’année bien particulière de 1977. En tant que traducteur de ses prédications, je me suis senti engagé à transmettre ce qu’il avait dit sans rien retenir. Même si l’année 1977 s’écoulait sans que quelque chose d’extraordinaire ait lieu, aucun de ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur, et qui sont fondés dans la Parole de Dieu, ne serait ébranlé.
