Le Baptême, La Sainte Cène et Le Lavement des Pieds

HTML – Baptême, Sainte Cène, Lavement des Pieds Le Baptême, La Sainte Cène et Le Lavement des Pieds

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Baptême

Repas du Seigneur

Lavage des pieds

Un exposé du point de vue biblique

par

Ewald Frank

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Editeur: Ewald Frank

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© Par l’auteur et l’éditeur E.Frank

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Introduction

Le baptême et le Repas du Seigneur sont des ordonnances bibliques

qui sont pratiquées dans la plupart des églises chrétiennes offi cielles ou

libres, bien que chacune d’elles le fasse à sa manière. Le modèle originel

du christianisme primitif a été perdu au cours de l’histoire de l’Eglise.

Des docteurs de l’Eglise et des réformateurs ont en effet combattu avec

violence au moyen de la même Parole, en faveur de la même Parole,

se sont disputés à propos de la même Parole, mais ils ne parvinrent

cependant pas à revenir à la proclamation et à la pratique unanimes

du christianisme primitif.

Au sujet des premiers chrétiens, nous lisons ceci: “Et ils persévéraient

dans la doctrine et la communion des apôtres…” “red-bold”>(Act. 2.42 –Darby).

Ils savaient que les apôtres avaient été appelés par le Seigneur Lui-

même et qu’ils avaient été introduits dans les mystères du Royaume

de Dieu. Après Sa résurrection, le Seigneur demeura avec les Siens: “…

jusqu’au jour où il fut élevé au ciel, après avoir donné, par l’Esprit Saint,

des ordres aux apôtres qu’il avait choisis; à qui aussi, après avoir souffert,

il se présenta lui-même vivant, avec plusieurs preuves assurées, étant vu

avec eux durant quarante jours, et parlant des choses qui regardent le

royaume de Dieu” “red-bold”>(Act. 1.2-3 – Darby). C’est Lui qui leur parla sur tout ce

qui touchait le Royaume de Dieu, et Il leur donna Ses ordres. Le jour de

Pentecôte, Il fi t descendre Son Esprit sur eux, Lequel éclaira Sa Parole et

les conduisit à agir conformément à la volonté parfaite de Dieu.

Bien que Paul n’ait pas été présent dès le commencement mais

achevait tout d’abord ses “études théologiques”, il prêcha en tout point,

depuis sa conversion, le même Evangile que les apôtres. Il avait été

appelé d’une manière surnaturelle et il se rendit tout d’abord en Ara-

bie. Quatorze ans plus tard il se déplaça d’après une révélation divine

à Jérusalem et présenta aux frères responsables l’Evangile tel qu’il le

prêchait parmi les païens, afi n de pouvoir vérifi er par comparaison s’il

n’avait pas travaillé an vain “red-bold”>(Gal. 2.1-2).

Les actes des apôtres et les épîtres rendent témoignage du par-

fait accord de leur doctrine avec les quatre Evangiles et l’Ancien

Testament.C’est pourquoi tout ce qui nous a été laissé depuis le temps

des apôtres, ce sont des doctrines et des pratiques purement bibliques.

Là nous n’avons pas à faire avec la manière de voir de Pierre ou de

Paul, mais nous avons à faire directement avec Dieu et avec la Parole

de Dieu. Aujourd’hui encore, c’est la seule mesure valable par laquelle

toutes choses doivent être éprouvées.

Un jour le Seigneur demanda à Ses disciples: “Avez-vous compris

toutes ces choses? Ils lui dirent: Oui, Seigneur. Et il leur dit: C’est pour

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cela que tout scribe qui a été fait disciple du royaume des cieux est sem-

blable à un maître de maison qui produit de son trésor des choses nou-

velles et des choses vieilles” “red-bold”>(Mat. 13.51-52 – Darby). De tout temps le Sei-

gneur a employé des hommes qu’ll destinait à des ministères “red-bold”>(services)

particuliers dans Son Royaume. Ils ne présentaient aucune connais-

sance théologique, mais ils avaient été formés à l’école du Royaume

des Cieux. Ses envoyés ont toujours reçu ces deux choses ensemble: Sa

Parole et Son Esprit. C’est ainsi que venaient la clarté et la révélation

à l’égard de Sa volonté et de l’exécution correcte de celle-ci. Un signe

distinctif qui ne peut tromper est que leur publication de la Parole et Sa

mise en pratique sont en parfait accord avec le témoignage tout entier

des Saintes Ecritures. Notre Seigneur et les apôtres n’avaient à leur

disposition que l’Ancien Testament et c’est à lui qu’ils se sont sans cesse

référés. Nous trouvons dans le Nouveau Testament 845 citations pui-

sées dans l’Ancien Testament.

Les prédicateurs de l’Evangile portent une grande responsabilité

devant Dieu. A cause de cela chaque “ouvrier du Royaume de Dieu”

devrait avoir le courage de comparer comme Paul le fi t, pour voir si ce

qu’il enseigne et pratique correspond avec la proclamation primitive de

l’Evangile et avec la doctrine des apôtres. S’il était nécessaire que Paul

compare son enseignement avec la doctrine des apôtres pour vérifi er

s’il n’avait pas travaillé en vain, pouvons-nous donc nous bercer sans

autre dans notre propre sécurité? Certainement pas! Pour tout ce qui

est Divin il n’y a qu’un seul original. Tout ce qui n’est pas en accord avec

cela n’est qu’imitations et falsifi cations.

Il est dit à l’ange de l’Eglise d’Ephèse: “… et tu as éprouvé ceux qui se

disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs” “red-bold”>(Apoc. 2.2

– Darby). Ce jugement avait été rendu possible parce que ceux qui les

écoutaient avaient comparé ce qui était prêché avec la prédication ori-

ginelle apostolique. Les croyants bibliques avaient été frappés par le

fait que ces hommes qui se présentaient en prétendant être des apôtres

étaient en fait des menteurs, parce que ce qu’ils prêchaient n’était pas

le pur et divin message.

Dans le christianisme primitif, le baptême et le Repas du Seigneur

ne comportaient aucun point obscur. Le Seigneur avait donné des ins-

tructions claires aux apôtres; Il disait de ceux qu’Il envoyait: “Celui qui

vous écoute, m’écoute” “red-bold”>(Luc 10.16). C’est pourquoi nous voulons exposer

ici le baptême et le Repas du Seigneur tels qu’ils nous ont été laissés

dans les Saintes Ecritures. Le lavage des pieds est en relation directe

avec le Repas du Seigneur. C’est pourquoi nous le considérerons aussi

brièvement à la lumière de la Parole de Dieu.

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L E B A P T E M E

Il faut tout d’abord que le baptême biblique soit exposé brièvement.

Le Seigneur a ordonné de baptiser les croyants et c’est la raison pour

laquelle les dénominations chrétiennes baptisent. Le développement

historique de l’église présente cependant de considérables déviations

quant à la doctrine et à l’usage du baptême qui était pratiqué dans le

christianisme primitif. Bien qu’en ce temps-là la pratique du baptême

était uniforme, nous en trouvons aujourd’hui des nuances importantes

tant dans les églises offi cielles que dans les églises indépendantes.

Les paroles de l’apôtre Paul aux croyants d’Ephèse ont cependant

aujourd’hui encore une pleine valeur: “Un seul Seigneur, une seule foi,

un seul baptême” “red-bold”>(Eph. 4.5). En réalité il n’y a qu’un seul Seigneur,

c’est-à-dire Dieu; il y a une seule vraie foi, c’est-à-dire la foi biblique; il

y a un seul baptême, c’est-à-dire celui qui était pratiqué par les apôtres.

Dans ce traité nous voulons répondre aux questions suivantes en

nous en tenant aux Saintes Ecritures: Concernant le baptême, de quoi

s’agit-il? Quelle en est la signifi cation? A qui peut-il être administré et

comment est-il pratiquement exécuté?

La condition

La condition fondamentale pour être baptisé est la foi personnelle.

Peu avant Son ascension, le Seigneur ressuscité donna cet ordre très

clair à Ses disciples: “Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à

toute la création. Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé”

“red-bold”>(Marc 16.15-16). En premier lieu il doit y avoir la proclamation du mes-

sage de salut conforme à l’Ecriture, et non pas un acte religieux.

Par le moyen de la prédication de la réconciliation qui nous a été

accordée en Christ, le Crucifi é, les hommes ont reçu l’offre de la grâce

de Dieu. Comme il est écrit, la foi vient de la prédication, et la prédica-

tion vient de la Parole de Dieu “red-bold”>(Rom. 10.17). Avec cela le Saint-Esprit

produit dans celui qui écoute la foi nécessaire. Il faut que l’individu par-

vienne à un assentiment intérieur, à une réponse affi rmative et à une

acceptation consciente du don Divin de la grâce. La personne est pous-

sée à faire une expérience personnelle du salut, et elle devient croyante.

Conformément à Romains 8.16, l’Esprit rend témoignage à chacun de

ceux qui ont fait cette expérience qu’il est devenu un enfant de Dieu.

C’est la certitude du salut, qui est valable devant Dieu par la foi en la

justifi cation.

Après cela vient le deuxième pas: le baptême. “Ceux donc qui re-

çurent sa parole, furent baptisés” “red-bold”>(Act. 2.41), voilà ce qui nous a été dit

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le jour de la fondation de l’Eglise du Nouveau Testament. Le résultat

de la première prédication le jour de Pentecôte fut saisissant. Environ

trois mille de ceux qui entendirent la Parole la reçurent dans la foi

comme étant le Message divin, et ils se fi rent baptiser. On demeura

avec ce modèle biblique jusque dans le troisième siècle après Christ.

Les apôtres et autres hommes, revêtus de la Toute-Puissance de

l’Esprit, s’en allèrent prêcher l’Evangile. L’un d’entre eux était Phi-

lippe, par le ministère duquel un puissant réveil éclata en Samarie.

Là aussi, des personnes vinrent à la foi et se fi rent ensuite baptiser

“red-bold”>(Act. 8.16).

Conduit par l’Esprit, cet évangéliste rencontra cet offi cier de la

cour d’Ethiopie, lequel lisait précisément dans le chapitre 53 d’Esaïe

“red-bold”>(Act. 8.26-39). Il est dit au verset 35: “Alors Philippe, ouvrant la bouche

et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus”.

La prédication résultait de la Parole prophétique sur laquelle elle s’ap-

puie et dans laquelle le salut que Dieu voulait accorder à l’humanité

avait été annoncé d’avance.

Au milieu de la prédication, l’eunuque interrompit l’homme de Dieu

et dit: “Voici de l’eau; qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé?”. La

condition que Philippe posa, en plein accord avec la Parole du Seigneur

et des apôtres est celle-ci: “Si tu crois de tout ton coeur, cela est pos-

sible”. La réponse vint, spontanée: “Je crois que Jésus Christ est le Fils

de Dieu”. “Il fi t arrêter le char; Philippe et l’eunuque descendirent tous

deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque” “red-bold”>(v. 38). Là aussi, la foi

vint de la prédication, et celle-ci encore une fois vint de la Parole de

Dieu. L’Esprit de Dieu avait agi en celui qui écoutait et aussitôt le bap-

tême biblique suivit.

Par le moyen d’une révélation particulière, Pierre fut envoyé à Césa-

rée dans la maison du centenier romain Corneille “red-bold”>(Actes 10). Sa pré-

dication eut de nouveau un résultat biblique. Il nous est relaté ceci:

“Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur

tous ceux qui écoutaient la parole” “red-bold”>(v. 44). Afi n que ceux qui étaient

devenus croyants accomplissent toute justice et que le commandement

du Seigneur soit respecté, l’apôtre dit: “Peut-on refuser l’eau du bap-

tême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous?” “red-bold”>(v. 47).

C’est exactement ainsi qu’aujourd’hui encore chaque véritable croyant

procédera et se fera baptiser bibliquement, même s’il a déjà reçu le

Saint-Esprit. Tout ce que Dieu fait continue sans changement jusqu’à

la fi n dans une pleine concordance.

Nous ne trouvons aucune indication dans les Saintes Ecritures

concernant un baptême d’enfant ou une aspersion de bébé. Celui qui

cherche à justifi er cette manière de faire par les événements relatés

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dans Luc 18.15-17 devrait encore lire en plus de cela les passages pa-

rallèles se trouvant dans Matthieu 19.13-15 et Marc 10.13-16. Il res-

sort clairement de cela que le Seigneur Jésus a uniquement imposé les

mains aux enfants qui Lui avaient été apportés, qu’Il les a pris dans

Ses bras et les a bénis. Le Maître n’a jamais rien dit d’un baptême d’en-

fant. Aujourd’hui encore, dans les communautés bibliques, les parents

croyants apportent leurs enfants à seule fi n qu’ils soient consacrés au

Seigneur dans la prière et qu’ils soient bénis.

Le deuxième passage auquel on se réfère également pour le bap-

tême des enfants ne dit rien à ce sujet. Lorsque Paul et Silas étaient en

prison à Philippes, quelque chose de surnaturel arriva et une grande

frayeur tomba sur le geôlier. Il demanda aux deux hommes de Dieu:

“Seigneur, que faut-il que je fasse pour être sauvé?” “red-bold”>(Act. 16.30 – Darby).

Ils lui répondirent: “Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta

maison”. Au verset suivant nous lisons ceci: “Et ils lui annoncèrent la

Parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison”.

Nous voyons de nouveau ici qu’ils maintinrent fi dèlement l’ordre de

mission: tout d’abord eut lieu la prédication que tous ceux de sa maison

écoutèrent et reçurent avec foi, avant de se faire baptiser: “Et il les prit

en cette même heure de la nuit et lava leurs plaies; et sur-le-champ il

fut baptisé, lui et les siens”. Le geôlier et ceux qui se trouvaient dans

sa maison vinrent premièrement à la foi par la prédication, puis ils se

fi rent baptiser. Il ne ressort d’aucune de ces paroles qu’à cette occasion

des enfants ou des bébés aient été baptisés.

La pratique du baptême telle qu’elle est généralement connue au-

jourd’hui est privée de tout fondement biblique; l’histoire de l’Eglise

en rend aussi témoignage. Cette pratique tire son origine de l’époque

où eut lieu la cruelle christianisation par la contrainte, où des mai-

sons entières et des peuples furent baptisés contre leur volonté. Pour

remplacer la foi qui est nécessaire pour recevoir le baptême, on eut

recours plus tard à des parrains et marraines, ce qui est également

une pratique entièrement non biblique. Comme nous avons pu le voir

clairement en nous référant aux passages des Ecritures déjà exposés,

l’homme doit prendre personnellement sa décision devant Dieu. Dans

la plupart des cas malheureusement, la prédication dans les églises

offi cielles et indépendantes ne correspond pas au modèle apostolique,

et c’est pourquoi aussi les résultats bibliques font défaut.

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Le Nom

Il n’y a guère dans les Saintes Ecritures un verset qui ait été aussi

mal compris et mal employé que celui de Matthieu 28.19. Il dit ceci:

“Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du

Père, du Fils et du Saint-Esprit…”. D’une manière incompréhensible

on a fait de cette Parole, dans les siècles qui suivirent, une formule tri-

nitaire, laquelle aujourd’hui encore est employée dans presque toutes

les églises offi cielles ou indépendantes. Personne ne semble cependant

se poser la question de savoir en quel Nom on doit être baptisé. Père,

Fils et Saint Esprit sont des désignations des différentes révélations

de Dieu. Un même homme peut porter plusieurs titres, par exemple

professeur, avocat, médecin et ainsi de suite. Un homme peut être père,

époux et fi ls. Tout cela, ce sont des désignations en relation avec la

sphère d’existence et qui sont valables pour les relations du moment.

Cependant chaque homme porte un nom. Ainsi en est-il de Dieu qui

dans l’Ancien Testament s’est fait connaître par le Nom d’alliance de

“Jahwe”. Lors du baptême, il s’agit du Nom dans lequel Il s’est révélé

dans le Nouveau Testament et qui, dans Matthieu 28.19, n’a pas été

prononcé.

Nous voulons considérer maintenant quelques passages des Ecri-

tures dans lesquels il est également question du Nom sans qu’il soit

mentionné. Sans doute ceci sera-t-il d’une grande aide à tous ceux qui

cherchent la vérité. Dans Luc 10.17 nous lisons que les soixante-dix dis-

ciples que le Seigneur avait envoyés revinrent pleins de joie en disant:

“Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis en ton nom”. N’est-il

pas clair pour nous dans ce verset que ces hommes avaient expérimenté

la puissance du Nom de JESUS, et que c’était à Celui-ci qu’ils pensaient?

Naturellement! Dans Matthieu 18.20, lorsque le Seigneur dit que “là où

deux ou trois sont assemblés en mon nom…”, personne ne va douter qu’il

s’agisse du Nom de JESUS, bien qu’il n’ait pas été prononcé. Il est dit

dans Luc 24.47 que la repentance et la rémission des péchés devaient

être prêchées en Son Nom, et dans Jean 2.23, que beaucoup crurent

en Son Nom. Dans tous ces différents passages bibliques, chacun sait

de quel nom il est question, seulement dans Matthieu 28.19 on semble

l’ignorer. C’est vraiment étrange. On devrait réfl échir sérieusement à

ce sujet.

Dans les passages cités jusqu’ici il s’agissait du Nom du Fils, alors

que les passages bibliques que nous donnons maintenant se rapportent

au Nom du Père. Ici nous foulons le terrain de la révélation divine.

Le Seigneur nous a enseigné à prier en disant: “Notre Père qui est

dans les cieux, que ton nom soit sanctifi é” “red-bold”>(Mat. 6.9 – Darby). Ce sont des

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paroles que des millions de personnes répètent sans se demander quel

est le Nom du Père qui doit être sanctifi é. Dieu est Père car Il a des fi ls

et des fi lles, mais il s’agit ici de Son saint Nom. Dans Jean 12.28 le Fils

dit ceci: “Père, glorifi e ton Nom!”. La réponse qui vint du ciel fut celle-

ci: “Et je l’ai glorifi é, et je le glorifi erai de nouveau” “red-bold”>(Darby). De quel

nom s’agit-il ici? Comment s’appelle ce Dieu qui désire encore une fois

glorifi er Son Nom? Il n’y a pourtant qu’un seul Nom par Lequel nous

puissions nous approcher de Dieu, et c’est Son propre Nom.

Dans la prière sacerdotale, le Fils dit en rapport avec le Père: “J’ai

fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du

monde” “red-bold”>(Jean 17.6 ). Est-il question ici d’un nom de l’Ancien Testament?

Certainement pas! Celui qui a lu attentivement sera frappé par le fait

que le Nom du Père est révélé à ceux qui Lui appartiennent en tant que

fi ls et fi lles. Ils ont été connus de Dieu et à leur tour ils reconnaissent

Dieu. Ainsi tout cela sera amené sous un dénominateur commun: “Père

saint, garde-les en Ton Nom que Tu m’a donné” “red-bold”>(v. 11). Cela ne peut

être dit plus clairement: Le Nom du Fils est en même temps le Nom du

Père. Au verset 26, Jésus fi t la promesse: “Et JE leur ai fait connaître

Ton Nom, et je le leur ferai connaître…”.

En ce temps-là Jésus disait aux Juifs: “JE suis venu au nom de mon

Père, et vous ne me recevez pas” “red-bold”>(Jean 5.43). Qu’en est-il des chrétiens?

Bienheureux l’homme qui peut croire que le Père s’est révélé dans le

Fils et qu’Il nous a fait connaître Son Nom! Mais quel est donc Son

Nom? JESUS – Emmanuel: Dieu avec nous! Il y a une seule révélation

personnelle de Dieu, laquelle a eu lieu en Christ, et il y a un seul Nom

de Dieu duquel il est question ici: Seigneur Jésus. C’est en ce Nom que

tout genou pliera, et c’est ce Nom que toute langue confessera. C’est de

cette manière que Dieu nous a rencontrés, et ce n’est qu’ainsi que nous

pouvons Le rencontrer. L’énigme de Matthieu 28.19 se résout donc par

ce que nous venons d’exposer et aboutit au Nom du Seigneur Jésus-

Christ.

Enseignement des apôtres

Nous voulons considérer maintenant comment l’ordre de baptême

a été effectivement exécuté dans l’Eglise primitive. Pierre fait partie

de ceux auxquels le Seigneur a donné Ses ordres dans Matthieu 28.

Il est celui auquel le Seigneur Jésus a confi é les clefs du Royaume des

cieux, c’est-à-dire qu’il avait accès à tout ce qui concernait le Royaume

de Dieu. Déjà avant que le Saint-Esprit ne soit répandu, il s’est levé au

milieu des 120 et a commencé à ranger les événements conformément

aux Ecritures “red-bold”>(Act. 1.15). Tout de suite après qu’il ait été rempli du

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Saint-Esprit, le jour de Pentecôte, il prêcha l’Evangile à la foule qui

était accourue. Sa parole toucha vivement le coeur de plusieurs, qui de-

mandèrent: “Hommes frères, que ferons-nous? Et Pierre leur dit: Repen-

tez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ,

pour le pardon de vos péchés” “red-bold”>(Act. 2.37-38). C’est ici que l’ordre de

mission fut exécuté pour la première fois, à savoir que ceux qui étaient

devenus croyants furent baptisés selon Matthieu 28.19 au Nom dont il

est question dans ce passage. L’argument faisant valoir que les paroles

de Jésus seraient plus importantes que celles des apôtres ne peut im-

pressionner un homme qui croit en l’inspiration absolue des Ecritures.

Au contraire ce qui nous impressionne très profondément est le fait que

le commandement et l’exécution concordent rigoureusement.

Nous avons déjà mentionné auparavant qu’en Samarie beaucoup de

personnes devinrent croyantes et se fi rent baptiser. La nouvelle de cet

événement parvint à Jérusalem. A ce propos il nous est relaté ce qui

suit: “Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie

avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés

chez les Samaritains, prièrent pour eux. Afi n qu’ils reçoivent le Saint-

Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seu-

lement été baptisés au nom du Seigneur Jésus” “red-bold”>(Act. 8.14-16). L’accent

est mis sur le fait qu’ils furent seulement baptisés au Nom du Seigneur

Jésus.

Dans la maison de Corneille également, Pierre ordonna qu’ils fussent

baptisés au Nom de Jésus Christ “red-bold”>(Act. 10.48). Il n’y a aucun théologien

qui puisse exposer quelque chose de différent de ce qui nous a été laissé

dans la Parole, et même si c’était un ange venu du ciel, il se trouverait

sous la malédiction “red-bold”>(Gal. 1.8).

Ce qui a certainement dû frapper chacun, c’est que dans tous les

cas mentionnés jusqu’ici, ceux qui devinrent croyants furent baptisés

“au Nom du Seigneur Jésus Christ”. Les apôtres avaient bien compris

le Seigneur. Ils avaient observé à cent pour cent ce que le Maître avait

commandé. L’ordre de mission s’exprimait ainsi: “Allez, faites de toutes

les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du

Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai

prescrit” “red-bold”>(Mat. 28.19). Ils avaient été enseignés par le Seigneur Lui-

même, ils avaient reconnu le Nom dans lequel le Dieu unique s’était

révélé comme Père, Fils et Saint-Esprit, et c’était dans ce Nom qu’ils

baptisaient. C’est ainsi qu’ils accomplissaient ce que Jésus leur avait

commandé.

Maintenant nous voulons voir comment Paul, que le Seigneur ap-

pelle “un instrument choisi”, a baptisé. Lorsqu’il vint à Ephèse, il trou-

va douze hommes qui ne connaissaient que le baptême de Jean-Bap-

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tiste. Après qu’il eût donné une courte introduction sur le plan du salut

de Dieu, le résultat biblique ne manqua pas de se produire: “Sur ces

paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul

leur eut imposé les mains le Saint-Esprit vint sur eux…” “red-bold”>(Act. 19.5-6).

Il est certain que toutes choses doivent être établies sur le témoi-

gnage de deux ou trois témoins. Nous nous sommes occupés de ce qui

s’est passé à Jérusalem, en Samarie, dans la maison de Corneille, et

à Ephèse. Que ce soit parmi les Juifs, les Samaritains, les gens des

nations et que ce soit Pierre, Philippe, ou Paul qui ait prêché, partout

le baptême eut lieu au Nom du Seigneur Jésus Christ.

Nous devons être conscients qu’il ne peut y avoir aucune contra-

diction dans la Bible. Le Saint Esprit ne donnera jamais deux révéla-

tions différentes sur une même chose. En cette première époque, Dieu

a élu un Pierre, un Paul et d’autres hommes auxquels Il a donné pleine

autorité pour établir les doctrines bibliques. Ils fi rent cela en parfaite

harmonie avec le témoignage d’ensemble des Saintes Ecritures ainsi

qu’entre eux. Qui donc pourra imputer à ces hommes de Dieu du chris-

tianisme primitif ayant cheminé avec Jésus, ou à Paul qui eut une ren-

contre avec le Seigneur après Son ascension au Ciel, la faute de n’avoir

pas accompli correctement l’ordre de mission et les accuser d’hérésie?

Ecoutons Paul encore une fois. Il écrit aux Romains: “Ignorez-vous

que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort

que nous avons été baptisé?” “red-bold”>(Rom. 6.3). Dans ce verset Paul se compte

parmi ceux qui ont été baptisés au Nom de Jésus Christ de la même

manière que tous les autres croyants. Dans l’Ecriture tout entière on

ne trouve pas un seul passage où une personne aurait été baptisée à la

manière trinitaire dans les titres de “Père, Fils et Saint Esprit”.

Tous les ouvriers du Royaume de Dieu appelés du Seigneur et rem-

plis du Saint Esprit avaient la même connaissance, le même enseigne-

ment, la même foi, le même baptême. Tout concordait pleinement en

parfaite harmonie. Aucun d’eux ne répétait mécaniquement le texte

de Matthieu 28. Ils savaient que dans ce passage il était question d’un

Nom au singulier: “… les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint

Esprit”, et c’est ce qu’ils faisaient. Ils croyaient que Dieu s’était révélé

en tant que Père, Fils et Saint Esprit; ils Le connaissaient, ainsi que

Son Nom. C’étaient des hommes qui se trouvaient dans une commu-

nion de vie directe avec Dieu. Ils ne se trouvaient sous aucune infl uence

théologique, mais les choses divines affl uaient en eux par révélation.

Celui qui ne prend que “la lettre” de Matthieu 28 sans avoir la révé-

lation qui correspond, celui-là répétera le verset 19 sans remarquer que

le Seigneur a donné une tâche à accomplir dans cet ordre de baptême.

Matthieu 28 et Marc 16 présentent à nos yeux la grande commission,

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l’ordre de mission. Dans les Actes des apôtres nous en trouvons l’exécu-

tion qui est le résultat valable pour toujours.

Si un instituteur donnait un problème à un écolier et que celui-ci ne

lui donne pas la réponse, le résultat, mais ne faisait que répéter la don-

née, tous sauraient alors que quelque chose ne va pas! Lorsqu’il s’agit

du baptême, même les enseignants de la Bible répètent les paroles de

l’ordre donné, au lieu d’exécuter ce que le Seigneur a commandé. Ce

n’est que lorsque nous accomplissons l’ordre de mission de la même

manière que le fi rent les apôtres que nous avons également la confi r-

mation d’avoir été appelés et chargés de prêcher l’Evangile par le même

Seigneur. Les apôtres et les docteurs des premiers temps ont compris

quelle était la tâche prescrite dans Matthieu 28. Que Dieu soit remercié

de nous avoir laissé par écrit le résultat de cet ordre. Mais il est néces-

saire que nous ayons le même éclaircissement par le Saint Esprit afi n

que nous voyions aussi ce que les apôtres ont vu et puissions enseigner

ce qu’ils ont enseigné et baptiser comme ils ont baptisé.

Chacun devrait prendre au sérieux cet exposé apporté avec une

claire démonstration des Saintes Ecritures. Souvent il peut sembler

que deux choses soient pareilles. Elles peuvent sembler très proches

l’une de l’autre, quoiqu’elles se trouvent aussi éloignées l’une de l’autre

que le ciel l’est de la terre. Dans la lettre à l’Eglise de Philadelphie le

Seigneur fait éloge à Son peuple par ces paroles: “… tu n’as pas re-

nié Mon Nom” “red-bold”>(Apoc. 3.8). Mais qu’en est-il de tous ces croyants qui

chantent le Nom de Jésus, qui l’utilisent dans leurs prières et prêchent

sur lui, mais qui refusent de prendre sur eux ce Nom par le baptême?

De même, qu’en est-il de tous ces évangélistes qui chassent les dé-

mons au Nom de Jésus, accomplissent des miracles et des guérisons

en Son Nom, mais qui renient ce Nom lorsqu’il s’agit de le confesser

dans le baptême? Des lèvres ils rendent hautement témoignage de ce

Nom de Jésus si merveilleux, mais en fait ils ne sont pas prêts à porter

l’opprobre de Son Nom. Le Seigneur dit dans Matthieu 7.22-23 “red-bold”>(Darby):

“Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas

prophétisé en ton nom, et n’avons-nous pas chassé des démons en ton

nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom? Et alors

je leur déclarerai: Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous

qui pratiquez l’iniquité”.

Dans ce passage biblique il est question des gens du plein Evan-

gile qui, d’un côté, ont part aux bénédictions promises à l’Eglise mais

qui, de l’autre, considèrent les traditions non bibliques comme très

précieuses. Ils ne sont pas prêts à entreprendre une correction com-

plète de leurs voies conformément aux Ecritures. Qui donc est prêt à se

plier devant le clair témoignage des Ecritures? Il faut du courage pour

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rejeter la pratique traditionnelle du baptême et accepter celle qui est

biblique. Cependant comme nous l’avons lu dans Romains 6.3, celui qui

ne s’identifi e pas avec Christ dans Sa mort par le moyen du baptême

ne peut pas davantage être ressuscité avec Lui! Des bénédictions et des

dons seuls ne signifi ent rien. Il faut premièrement que l’enseignement

et la pratique soient corrects. A la fi n, ce qui sera démontré comme

étant seul valable sera l’obéissance de la foi. La foi au travers de la-

quelle la volonté de Dieu nous est révélée est cette même foi qui produit

les oeuvres exigées dans la Parole. Bienheureux ceux qui écoutent la

Parole de Dieu et agissent conformément à cette Parole.

La signifi cation

Au début du Nouveau Testament, Jean-Baptiste apparut et prêcha:

“Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché” “red-bold”>(Mat. 3.2 – Dar-

by). A maintes reprises le Seigneur se référa à lui et à son ministère.

Entre autres choses Il dit: “Et tout le peuple qui l’a entendu et même les

publicains ont justifi é Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean;

mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser

par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu” “red-bold”>(Luc 7.29-30).

Jésus-Christ Lui-même se rendit au Jourdain et se fi t baptiser par Jean

en disant: “… car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce

qui est juste” “red-bold”>(Mat. 3.13-17).

Depuis la fondation de l’Eglise du Nouveau Testament, ce que Pierre

dit lors de sa première prédication après l’effusion du Saint-Esprit est

toujours valable: “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au

nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le

don du Saint Esprit” “red-bold”>(Act. 2.38).

Le baptême n’est pas laissé à l’appréciation de chacun, mais il est

bien plutôt un acte d’obéissance d’une nécessité absolue pour chaque

croyant. Celui qui a accepté par la foi, pour lui-même, l’oeuvre de Ré-

demption accomplie et a fait l’expérience de la justifi cation devient

disciple de Jésus. Le baptême en soi n’est pas administré pour le par-

don des péchés; il est administré à ceux qui ont déjà reçu le pardon.

Selon 1 Pierre 3.21 le baptême est: “la demande à Dieu d’une bonne

conscience, par la résurrection de Jésus Christ…” “red-bold”>(Darby). Le baptisé

se déclare pour Christ avec qui il a été crucifi é et avec qui il est mort.

Tous deux, celui qui baptise et celui qui est baptisé, entrent dans

l’eau à peu près jusqu’aux hanches. Avant le baptême proprement dit,

celui qui baptise dit: «Frère “red-bold”>(ou soeur), en raison de ta foi, je te baptise

selon la Parole de Dieu au Nom du Seigneur Jésus Christ». Comme

on le fait pour un ensevelissement, la personne qui se fait baptiser est

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plongée en arrière entièrement sous l’eau et ressortie aussitôt. La sor-

tie du baptisé de la “tombe de l’eau” symbolise que la personne concer-

née est ressuscitée avec Christ à une nouvelle vie. C’est pourquoi ni

l’arrosage d’eau, ni l’aspersion, ne peuvent être considérés comme étant

un baptême.

L’apôtre écrit: “… ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous

êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu,

qui l’a ressuscité des morts” “red-bold”>(Col. 2.12). L’Ecriture Sainte n’enseigne

rien au sujet d’une nouvelle naissance au travers du baptême. Elle en-

seigne au contraire que les personnes qui, par la Parole et par l’Esprit,

ont vécu l’expérience de la nouvelle naissance se font baptiser. Mais le

baptême d’eau ne signifi e pas que nous recevions ensuite automatique-

ment le Baptême du Saint Esprit. Le Baptême de l’Esprit est la réponse

divine qui donne au croyant la confi rmation d’avoir été agréé de Dieu.

C’est une expérience effective.

Dans l’épître aux Romains il est dit: “Nous avons donc été enseve-

lis avec lui par le baptême, pour la mort, afi n que comme Christ a été

ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous

marchions en nouveauté de vie. Car si nous avons été identifi és avec lui

dans la ressemblance de sa mort, nous le serons donc aussi dans la res-

semblance de sa résurrection” “red-bold”>(Rom. 6.4-5 – Darby).

L’apôtre écrit aux Galates: “… car vous êtes tous fi ls de Dieu par la

foi en Jésus-Christ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez

revêtu Christ…” “red-bold”>(Gal. 3.26-27). Ce n’est donc pas un pécheur sec qui

entre dans l’eau et un pécheur mouillé qui en ressort. Mais il s’agit bien

plutôt de personnes auxquelles Dieu a fait grâce, qui sont réconciliées

avec Lui et qui ont acquis la certitude du salut.

L’apôtre Pierre démontre la nécessité du baptême en prenant pour

exemple l’arche de Noé: “… quand la patience de Dieu attendait dans

les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un

petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées à travers l’eau; or

cet antitype vous sauve aussi maintenant, c’est-à-dire le baptême…”

“red-bold”>(1 Pier. 3. 20-21 – Darby). Le déluge entraîna avec lui tous ceux qui ne

se trouvèrent pas dans l’arche. Seuls quelques-uns écoutèrent la prédi-

cation, crurent au message du prophète Noé et entrèrent dans l’arche.

Pourquoi Pierre utilise-t-il l’exemple de l’arche pour le baptême

de ceux qui deviennent croyants? Celui qui croit vraiment fait ce que

Dieu a ordonné et se fait baptiser en Christ. Il est notre Arche; en Lui

nous sommes protégés du jugement de la colère à venir. Le salut vient

par la foi en Jésus Christ. Obéissant à la Parole, celui qui est devenu

croyant se fait baptiser au Nom du Seigneur Jésus Christ. Celui qui,

au contraire, ne suit pas l’ordonnance divine manifeste ainsi son incré-

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dulité, demeure dans la désobéissance et va à sa perdition, ce qui est

comparable au déluge à l’époque de Noé.

Avant que le déluge ne fonde sur eux, les gens demandèrent cer-

tainement: «Pourquoi faut-il que nous entrions dans l’arche? Nous

croyons en Dieu. Cela suffi t! Tout marche comme d’habitude». Ils ne

reconnurent pas que Noé parlait de la part du Seigneur. Le “compte

à rebours” était en marche. Soudain le jour arriva et la catastrophe

annoncée fondit sur eux. Malgré les nombreux avertissements au tra-

vers de la prédication du prophète, la fi n arriva à l’improviste. La porte

fut fermée et ceux qui étaient dehors perdirent la vie. Pour le moment il

semble que tout se poursuit comme d’habitude “red-bold”>(2 Pier. 3.4). Cependant

au jour de Jésus Christ qui est imminent, la différence sera manifestée.

L’heure de Dieu sonnera soudain, le temps de la grâce sera passé et la

porte sera fermée.

Alors il sera pour toujours trop tard et l’on ne pourra plus faire ce

que l’on a manqué de faire. C’est pourquoi le Seigneur nous exhorte

en disant: “Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos

coeurs…” “red-bold”>(Héb. 3.7). La Parole de Marc 16.16 est toujours valable: “Ce-

lui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé”. Qui donc est prêt à

prendre cela au sérieux et à le mettre en pratique? La foi véritable est

vivante, et elle se manifeste par l’obéissance à la Parole de Dieu. La

foi qui n’est pas accompagnée par les oeuvres exigées par la Parole est

morte en elle-même et par conséquent sans valeur. En effet, ce n’est

qu’une confession de foi religieuse qui n’a jamais sauvé personne. Les

doctrines chrétiennes ne servent à rien ni à personne si elles ne sont

pas scripturaires. Notre communion avec Dieu vient par la Parole qui,

grâce à l’Esprit, est rendue vivante en nous. Seul ce qui vient de Lui

conduit de nouveau à Lui.

Eprouvez les esprits

Avant de clore ce sujet, il est nécessaire d’y ajouter quelque chose

de capital. Mis à part les églises traditionnelles, dans lesquelles au-

jourd’hui on ne prêche pratiquement plus la conversion biblique et la

nouvelle naissance, il règne même dans certains cercles du Plein Evan-

gile un manque de clarté au sujet des plus importantes doctrines fon-

damentales de l’Ecriture Sainte. Ni les docteurs de la Bible ni les théo-

logiens ne semblent avoir remarqué que dans la Bible il ne se trouve

aucun passage attestant qu’une personne ait jamais été baptisée dans

la formule “au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit”. Cette formule

provient de l’église catholique et a été reprise par les églises protes-

tantes jusqu’aux communautés chrétiennes des temps modernes.

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La plupart des gens ne savent pas que l’emploi de cette formule est

d’usage dans les cercles d’occultisme et de spiritisme. Conjurations,

tables tournantes, cartomancie, prédictions de l’avenir, art divinatoire,

pendule et chiromancie, etc. ont lieu sous le couvert de cette soi-di-

sant “formule élevée”. Les médiums de “l’Occident chrétien” l’utilisent

lorsqu’ils parlent aux esprits des morts. Même lors de l’entrée dans une

Loge, elle est utilisée comme serment. Lors de telles pratiques, les par-

ticipants se sentent soulagés lorsqu’ils entendent la formule “au nom

du Père, du Fils et du Saint-Esprit” car comme elle vient de l’église, elle

leur est bien connue. Que ce soit en magie noire ou blanche ou encore

lors de l’emploi des soi-disant 6ème et 7ème livres de Moïse, cette for-

mule est partout en vigueur.

Et lorsqu’on s’adresse aux participants de ces machinations, ils ré-

pondent sans se douter de rien: «Oh, cela a eu lieu au nom de Dieu ! ».

Eh bien, justement pas! Seul ce qui est fait au Nom de “JESUS” a eu

lieu au Nom de Dieu. Tout le reste vient du diable, le dominateur de ce

monde. Le Seigneur Dieu n’a rien à faire avec les tables tournantes, les

conjurations de personnes et d’animaux, la consultation des morts et

autres choses semblables car dans Sa Parole Il les a formellement in-

terdites! De telles choses sont sataniques, même lorsqu’elles se passent

sous le couvert le plus pieux!

Qu’y a-t-il donc de commun entre des machinations occultes, des

pratiques spirites et une action divine véritable? Depuis quand les ser-

viteurs de Satan et les serviteurs de Dieu disent-ils les mêmes choses?

Depuis quand Satan a-t-il son règne dans le Royaume de Dieu?

Chacun devrait se poser la question suivante: Lorsque deux per-

sonnes font la même chose, cela est-il vraiment pareil? Beaucoup de

personnes sont étonnées, voire horrifi ées lorsqu’elles entendent tout

ce qui se pratique sous le couvert de cette formule; elles considèrent

cependant que son utilisation est tout à fait naturelle lorsqu’il s’agit

du baptême. Bien peu de personnes réfl échissent au fait que dans le

Nouveau Testament, tout se passe au Nom de Jésus et que la puissance

de Dieu se manifeste seulement au travers de Lui. Il est pourtant écrit:

“Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du

Seigneur Jésus…” “red-bold”>(Col. 3.17).

Qui connaît la Bible sait qu’aucun apôtre ou prophète n’a jamais

utilisé la formule “au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit”. Comme

déjà expliqué en détail dans la brochure Dieu et Son plan pour l’huma-

nité: Père, Fils et Saint-Esprit est bien l’unique Dieu véritable.

Ce qui est écrit dans Matthieu 28.19 est la vérité absolue, de même

que ce qui se trouve dans Actes 2.38 etc. Cependant depuis le début

Satan s’est servi de la Parole de Dieu et L’a redonnée de manière fal-

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sifi ée. Il a réussi à induire en erreur l’humanité de la manière la plus

pieuse en ce qui concerne le baptême. Le jour où il s’approcha du Sei-

gneur disant: “Il est écrit…”, ce qu’il citait était bel et bien écrit; mais il

avait seulement détaché cette Parole de son contexte pour l’utiliser de

manière fausse. C’est exactement ce qui est arrivé avec l’ordonnance du

baptême. Satan a aveuglé l’humanité afi n qu’elle ne puisse reconnaître

la gloire de Dieu sur la face de Christ “red-bold”>(2 Cor. 4.4-6). Le Nom dont il est

question reste caché à leurs yeux.

Est-ce que le monde chrétien tout entier n’est pas empêtré dans la

superstition et l’incrédulité? Où se trouve encore la vraie foi conforme

à l’Ecriture? Selon Apocalypse 18.4, Dieu appelle à sortir de la Baby-

lone religieuse. Celui à qui Dieu ouvre les yeux reconnaîtra l’erreur et

obéira volontiers à la Parole de Dieu. Dieu sépare toujours la lumière

des ténèbres. Qui donc a le courage de se laisser enseigner par Lui sans

consulter ni la chair ni le sang? Chacun est responsable de soi-même

devant le Seigneur et doit prendre sa décision.

Pour terminer, encore une parole d’exhortation pressante à tous

ceux qui désirent être dans la gloire: Dieu n’a pas tenu compte du

temps de l’ignorance et a tout de même béni les hommes de diverses

manières. Aujourd’hui cependant, Il ordonne à chacun de se soumettre

à Lui et à Sa Parole révélée. Il nous faut nous séparer de tout enseigne-

ment contraire à la Bible et retourner à la proclamation originelle de la

Parole, celle qui est sortie de Jérusalem.

Dans Actes 3, le temps de rafraîchissement nous est promis ainsi

que, juste avant la venue du Seigneur, le rétablissement de toutes

choses. Aux versets 19-21 il est écrit: “… en sorte que viennent des

temps de rafraîchissement de devant la face du Seigneur, et qu’il

envoie Jésus Christ, qui vous a été préordonné, lequel il faut que le

ciel reçoive, jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses dont

Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes de tout temps”. Il

nous est démontré ici très clairement que Jésus reste dans la gloire

jusqu’à ce que le temps du rafraîchissement et du rétablissement soit

venu. Celui qui croit la Parole de Dieu se doit de La prendre au sérieux.

Nous vivons maintenant très proche de la venue du Seigneur et par

conséquent dans le temps où toutes choses doivent être rétablies. C’est

l’époque du rafraîchissement spirituel devant la face de Dieu.

Il est connu de chacun de nous que les différentes communautés

ainsi que leurs adeptes attendent fermement la venue de Jésus Christ.

Comment se fait-il alors qu’elles ne reconnaissent pas ce temps de

grâce de visitation dans lequel nous vivons? Le Seigneur a les yeux sur

Son Eglise qui est fondée sur Sa Parole. C’est pourquoi il est nécessaire

que le baptême biblique ait lieu conformément à l’enseignement et à la

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pratique des apôtres. Paul écrit: “… ayant été édifi és sur le fondement

des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre

du coin…” “red-bold”>(Eph. 2.20 – Darby). Aujourd’hui encore, le Seigneur bâtit

Son Eglise de la même façon qu’au commencement et Il la rétablira

à Sa place originelle. C’est seulement après cela qu’Il pourra venir et

l’emmener dans Sa Gloire.

Personne ne devrait prendre à la légère l’exposé sur le baptême bi-

blique. Celui qui a trouvé grâce devant Dieu ressentira la nécessité de

se faire baptiser au Nom du Seigneur Jésus Christ, afi n d’échapper à

l’emprise sous laquelle se trouvent tous ceux qui ont été baptisés dans

la formule trinitaire. Celui qui est de Dieu écoutera aussi la Parole de

Dieu à cet égard. Heureux celui qui reconnaît le message divin dont il

est question aujourd’hui, qui croit aux promesses données pour cette

époque et qui a part à leur réalisation.

*****

***

*

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L E REPAS DU SEIGNEUR

Avant de passer au Repas du Seigneur, il est nécessaire de parler du

repas de la Pâque. L’ombre naturelle de l’Ancien Testament débouche

sur la réalité surnaturelle du Nouveau Testament.

La fête du repas de la Pâque est aujourd’hui encore une des fêtes

les plus importantes de la communauté juive. Dieu donna l’ordre aux

Israélites de sacrifi er un agneau par famille, d’en manger la chair et

d’en mettre le sang sur les poteaux et le linteau des portes des maisons

“red-bold”>(Ex. 12). Remarquez bien qu’on ne devait jamais le mettre sur le seuil

de façon que le sang ne soit pas foulé aux pieds.

Le mot hébreu «Pesah» signifi e «passer par-dessus en épargnant».

Alors que tous les fi ls premiers-nés des Egyptiens furent tués par l’ange

destructeur, les fi ls premiers-nés d’Israël furent épargnés car l’Eternel

avait dit: “Et le sang vous sera pour signe sur les maisons où vous serez;

et je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point

de plaie à destruction au milieu de vous, quand je frapperai le pays

d’Egypte”.

Le sang de l’agneau de la Pâque opéra l’expiation, et en même temps

il était un signe de protection contre le châtiment de l’Eternel. Alors

que cris et lamentations régnaient dans toutes les maisons des Egyp-

tiens, les Israélites, eux, se trouvaient en parfaite sécurité dans leurs

maisons. La colère de Dieu ne pouvait les atteindre car l’agneau avait

été sacrifi é à leur place. De la même façon les élus ne seront jamais ni

touchés ni punis par la colère divine, car le sang de l’Agneau est leur

expiation et leur protection. Paul écrit à l’Eglise: “… car Christ, notre

Pâque, a été immolé” “red-bold”>(1 Cor. 5.7). “ Le châtiment qui nous donne la paix

est tombé sur lui” “red-bold”>(Esa. 53.5). Par Sa mort, nous recevons la réconcilia-

tion et la Vie éternelle.

Par Moïse, l’Eternel fi t ordonner la commémoration du jour auquel

la Pâque avait été immolée et où l’exode avait eu lieu. “Vous conserverez

le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de

l’Eternel; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descen-

dants” “red-bold”>(Ex. 12.14). Aux versets 26 et 27 il est dit encore une fois: “Et

lorsque vos enfants vous diront: Que signifi e pour vous cet usage? Vous

répondrez: C’est le sacrifi ce de Pâque en l’honneur de l’Eternel, qui a

passé par-dessus les maisons des enfants d’Israël en Egypte, lorsqu’il

frappa l’Egypte et qu’il sauva nos maisons”.

De la même façon le Repas du Seigneur est célébré en souvenir de

notre délivrance, et cela jusqu’à ce qu’Il vienne “red-bold”>(1 Cor. 11.26). D’une

part nous reportons notre pensée à ce grand jour de réconciliation, et

d’autre part nous regardons à ce jour glorieux lorsque tous les rachetés

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célébreront le Repas du Seigneur avec notre Sauveur dans la gloire.

Lors de l’institution de la Sainte-Cène, notre Seigneur dit: “Faites ceci

en mémoire de moi” “red-bold”>(Luc 22.19). Lorsque nous prenons le Repas du Sei-

gneur nous rappelons l’oeuvre de rédemption parfaitement accomplie

et nous nous représentons de nouveau ce qui a eu lieu pour nous sur la

croix.

L’Agneau de la Pâque était sacrifi é comme substitut et était mangé

avec des pains sans levain. Il est écrit: “Pendant sept jours, vous mange-

rez des pains sans levain: dès le premier jour, vous ôterez le levain de vos

maisons; car quiconque mangera du pain levé, du premier jour au sep-

tième jour, cette âme-là sera retranchée d’Israël” “red-bold”>(Ex. 2.12-15 – Darby).

Cette disposition devait être prise au sérieux et observée.

L’institution du repas de la Pâque eut lieu juste avant la libéra-

tion d’Israël et sa sortie d’Egypte. Le Repas du Seigneur a été célébré

pendant le repas de la Pâque juste avant la crucifi xion, et ainsi juste

avant la rédemption de l’Eglise. “Et quand l’heure fut venue, il se mit

à table, et les douze apôtres avec Lui. Et Il leur dit: J’ai fort désiré de

manger cette pâque avec vous, avant que je souffre; car je vous dis que je

n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de

Dieu” “red-bold”>(Luc 22.14-16 – Darby). Aux versets 7-13, il nous est relaté que

Jésus envoya Pierre et Jean avec cet ordre: “Allez, et apprêtez-nous la

pâque, afi n que nous la mangions”. Et lorsqu’ils furent arrivés auprès

du maître de la maison ils dirent: “Le maître te dit: Où est le logis où je

mangerai la pâque avec mes disciples?”.

Dans Matthieu 26.26 il est écrit: “Et comme ils mangeaient, Jésus

ayant pris le pain et ayant béni, le rompit et le donna aux disciples, et

dit: Prenez, mangez; ceci est mon corps”. Le Seigneur était corporelle-

ment présent en personne lorsqu’Il prit le pain dans Ses mains et pro-

nonça ces paroles. Et dans Ses mains, Il tenait non pas Son corps, mais

le pain sans levain qui avait été cuit pour la fête de la Pâque.

Lors de la célébration de la communion biblique, on utilise un pain

sans levain. Ce pain est consacré et béni par la prière. Ensuite il est

rompu et distribué. En prenant le pain rompu, les croyants recon-

naissent que le corps de Jésus a été torturé et crucifi é. Ils reconnaissent

en même temps que, par ce qui a eu lieu sur la croix, ils sont devenus

participants de Son Corps, de l’Eglise qui Lui appartient en propre.

L’apôtre Paul écrit: “Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je

vous ai enseigné: c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit

du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit: Ceci est mon

corps, qui est pour vous “red-bold”>(le mot “pour vous” ne doit pas être négligé);

faites ceci en mémoire de moi. De même il prit la coupe aussi, après le

souper, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang: faites

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ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi. Car toutes les

fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez

la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne” “red-bold”>(1 Cor. 11.23-26 – Darby).

Paul pouvait se réclamer du Seigneur Lui-même dont il avait reçu la

façon de célébrer le Repas du Seigneur. Il se réfère ainsi à l’introduction

de la Sainte-Cène telle qu’elle est décrite dans les Evangiles.

Dans Luc 22.20 il est dit: “… de même la coupe aussi, après le souper,

en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé

pour vous”. Dans la coupe se trouvait du vin. Le sang de la nouvelle al-

liance coulait encore dans Ses veines et ne fut versé que sur la croix. Il

n’est nullement question de transsubstantiation de ces deux éléments

en chair et en Sang. Ni le Seigneur ni les disciples n’ont bu littérale-

ment Son Sang car Jésus dit: “… car je vous dis que je ne boirai plus du

fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu”. Le pain et

le vin représentent le Corps et le Sang de Christ, mais ils restent toute-

fois pain et vin. Jésus cependant indiqua par cela la nouvelle alliance,

le Nouveau Testament, qui est entré en vigueur par Sa mort.

Ainsi Christ ne se sacrifi e pas sans cesse de façon répétée mais Il

l’a fait une fois pour toutes, conformément à Hébreux 10.12, pour aller

ensuite prendre place à la droite de Dieu. La participation au Repas du

Seigneur donne chaque fois l’occasion au croyant de se souvenir devant

Dieu de ce qui a eu lieu lorsqu’Il donna Son corps et répandit Son sang.

Avant le Repas, chaque enfant de Dieu s’examinera et remettra de nou-

veau sa vie à Dieu en offrande sur l’autel. Nous nous représentons les

souffrances et l’agonie de Christ et nous sommes saisis d’une profonde

douleur intérieure. Cela nous humilie lorsque nous pensons au prix

élevé que le Sauveur a payé pour nous. Selon les Saintes Ecritures,

Il est entré avec Son propre Sang une fois pour toutes dans les lieux

saints, les lieux célestes, L’a présenté au Trône de la Grâce, nous don-

nant ainsi la rédemption éternelle “red-bold”>(Héb. 9.12).

Une alliance nouvelle avait été conclue; le jour du salut commen-

çait à poindre. De nouveau il est nécessaire de comparer l’Ancien et

le Nouveau Testament. Dans Exode 24.6-8 il est question du Livre de

l’Alliance et du peuple de l’Alliance, ainsi que du sang de l’Alliance par

lequel le peuple fut aspergé. Jésus dit: “Car ceci est mon sang, le sang

de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs en rémission des

péchés” “red-bold”>(Mat. 26.28). Il entendait par là Son Sang pur, saint et divin

qui devait être versé, et non pas le vin qui se trouvait dans la coupe. Il

a fondé un Nouveau Testament et a acquis un peuple avec lequel Il s’est

allié, un peuple qui a une relation directe avec le Livre de l’Alliance.

Paul écrit: “La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas

la communion du sang du Christ? Le pain que nous rompons, n’est-il

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pas la communion du corps du Christ? Car nous qui sommes plusieurs,

sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul

et même pain” “red-bold”>(1 Cor. 10.16-17). La plupart du temps, ces deux versets

ne sont pas pris en considération lorsque l’on parle ou que l’on écrit

sur le Repas du Seigneur. Ce sont eux cependant qui nous montrent

l’Eglise comme étant le Corps, “la communauté des saints”, le résultat

de l’oeuvre de rédemption de Jésus Christ qui s’est donné pour nous

dans Sa chair. Le pain utilisé lors du Repas symbolise d’une part le

corps de Christ crucifi é et représente d’autre part l’Eglise qui, bien que

constituée de nombreux membres, forme un ensemble. C’est pourquoi

le pain est rompu en de nombreux morceaux avant d’être distribué.

Le corps de Christ a été battu et martyrisé mais il n’a pas été brisé,

ainsi qu’il est écrit: “Car ces choses sont arrivées afi n que l’Ecriture fût

accomplie: pas un de ses os ne sera cassé”. Et encore une autre écri-

ture dit: “Ils regarderont vers celui qu’ils ont percé” “red-bold”>(Jean 19.36-37). Il

s’agit ici du mystère de Christ et de Son Eglise, laquelle en vertu de

la rédemption est devenue Son Corps. Cela concerne tous ceux qui ont

expérimenté une complète réconciliation et un plein pardon. Paul écrit:

Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les

membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps,

ainsi en est-il de Christ” “red-bold”>(1 Cor. 12.12). En ceci se trouve un grand mys-

tère. Ce n’est qu’en relation avec les membres de Son Corps que Christ

est complet. Il est écrit de Lui: “… et il est le chef du corps, de l’assem-

blée” “red-bold”>(Col. 1.18).

De même que notre corps terrestre forme un tout, les membres et la

tête étant reliés les uns aux autres, ainsi en est-il de tous les membres

qui font partie du Corps de Jésus Christ. 1 Corinthiens 12.13 nous

indique comment arriver à cette unité: “Nous avons tous, en effet, été

baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit

Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul

Esprit”.

Bien entendu ce n’est pas par l’eau mais bien par l’Esprit, lequel

désire agir en chacun de ceux qui par la foi en Jésus se font baptiser

bibliquement, que nous sommes réunis au Corps du Seigneur. Tous les

élus qui, grâce au Saint-Esprit, parviennent à cette unité divine for-

ment le Corps du Seigneur et sont soumis à Lui, qui est la Tête. Ils se

réjouissent avec chacun de ceux que Dieu bénit et souffrent avec ceux

qui souffrent, ainsi qu’il est écrit dans 1 Corinthiens 12.26: “Et si un

membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est

glorifi é, tous les membres se réjouissent avec lui”.

Nous ne pouvons pas traiter ici des diverses fonctions de chaque

membre particulier du Corps de Jésus Christ dont parle Paul dans

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1 Corinthiens 12.18-20: “Mais maintenant, Dieu a placé les membres,

chacun d’eux, dans le corps, comme il l’a voulu. Or, si tous étaient un

seul membre, où serait le corps? Mais maintenant, les membres sont

plusieurs, mais le corps, un”. Au verset 27 il résume ainsi: “Or vous êtes

le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier”.

Avant de participer au Repas, l’apôtre exhorte les croyants à s’exa-

miner eux-mêmes par ces paroles: “Mais que chacun s’éprouve soi-

même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui

mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne dis-

tinguant pas le corps” “red-bold”>(1 Cor. 11.28-29). Tous ceux qui appartiennent au

Corps de Christ reconnaissent que le jugement qui devait venir sur eux

est tombé sur Lui, Lui qui était sans péché. Ils se pardonnent entière-

ment les uns aux autres comme Dieu leur a pardonné en Christ. Aucun

n’impute quoi que ce soit à l’autre. Ils discernent dans les autres le

Corps du Seigneur racheté, justifi é, sanctifi é et consacré. Ils se voient

mutuellement en Christ et par Christ sans péchés, tels que Dieu les

voit. Ils se connaissent entre eux, non par la chair mais selon l’Esprit.

Ainsi comme le pain est sans levain, la communauté devrait être

libre de tout ce qui n’est pas en accord avec Christ et Sa Parole. Le

Seigneur Jésus désignait par le terme de “levain” les fausses doctrines

des chefs religieux. Il dit: “Comment ne comprenez-vous pas que ce n’est

pas au sujet de pains que je vous ai parlé? Gardez-vous du levain des

pharisiens et des sadducéens. Alors ils comprirent que ce n’était pas du

levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des

pharisiens et des sadducéens” “red-bold”>(Mat. 16.11-12).

Paul lui aussi ramène le levain au domaine spirituel: “Ne savez-vous

pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière? Otez le vieux levain,

afi n que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car

aussi notre pâque, Christ, a été sacrifi ée: c’est pourquoi célébrons la fête,

non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté,

mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité” “red-bold”>(1 Cor. 5.6-8

– Darby). Celui qui participe au Repas du Seigneur témoigne devant

Dieu et devant les hommes avoir passé de la vieille vie de malice et de

méchanceté à une nouvelle vie de sincérité et de vérité. Cela doit s’être

réellement accompli et être confi rmé par une vie correspondante. Les

mots seuls ne suffi sent pas, il faut qu’il en soit réellement ainsi.

Dans l’épître aux Romains 11, l’apôtre se réfère à la parfaite justi-

fi cation et à la sanctifi cation de ceux qui appartiennent à Son Eglise,

lesquelles furent le résultat de l’acte de rachat à la croix: “Or, si les

prémices sont saintes, la masse l’est aussi; et si la racine est sainte, les

branches le sont aussi” “red-bold”>(v. 16). Christ est les prémices de la pâte et

les Siens sont la masse. Il est les Prémices et tous ceux qui sont nés

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de Sa semence forment la troupe des prémices; Il est la Racine et les

vrais croyants sont les rameaux qui portent du fruit. Jésus Christ est

le Cep et nous sommes les sarments. Et aussi certainement que dans

les choses naturelles les sarments tirent leur substance des racines

du cep et portent ses fruits, tout aussi certainement tous ceux qui ont

été engendrés de Dieu ont en eux la Vie divine et portent les fruits

du Saint-Esprit. Ils manifestent la substance de Christ et avec cela la

nature divine de laquelle ils sont devenus participants. C’est dans ce

contexte que l’apôtre Pierre a écrit: “Pour cette même raison aussi, y

apportant tout empressement, joignez à votre foi, la vertu; et à la vertu,

la connaissance; et à la connaissance, la tempérance; et à la tempérance,

la patience; et à la patience, la piété; et à la piété, l’affection fraternelle;

et à l’affection fraternelle, l’amour” “red-bold”>(2 Pier. 1.5-7 – Darby). Il ne s’agit

donc pas ici d’une doctrine ou d’une connaissance, mais bien plutôt de

la réalité divine dans les croyants. L’exigence consiste en ceci: “Mais,

comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans

toute votre conduite; parce qu’il est écrit: Soyez saints, car moi je suis

saint. Et si vous invoquez comme Père celui qui, sans acception de per-

sonnes, juge selon l’oeuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pen-

dant le temps de votre séjour ici-bas” “red-bold”>(1 Pier. 1.15-17).

Eclaircissements nécessaires

Sur la base des traditions non bibliques qui nous ont été transmises,

beaucoup de personnes croient réellement à la transformation des deux

éléments “red-bold”>(le vin et le pain) en Sang et Corps de Christ. Si ceci avait

vraiment lieu, ce serait tout simplement horrible. Qui pourrait s’ima-

giner que le Corps saint et le Sang sacré seraient livrés ainsi d’innom-

brables fois au cours de la vie périssable ? C’est absolument exclu! Rien

que d’y penser équivaut à un blasphème!

De même que les Juifs en leur temps avaient mal compris les pa-

roles du Seigneur parce qu’ils n’en avaient pas reconnu la signifi ca-

tion spirituelle, la confusion règne aussi aujourd’hui à ce sujet parmi

les chrétiens. A l’époque, ceux qui L’ont entendu eurent l’impression

que le Seigneur voulait les pousser à désobéir à la loi lorsqu’Il leur

dit: “Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle…”

“red-bold”>(Jean 6.54). Tous savaient ce qui se trouvait dans Lévitique 17.10-12:

“Et quiconque, de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent

au milieu d’eux, aura mangé de quelque sang que ce soit, je mettrai ma

face contre celui qui aura mangé du sang, et je le retrancherai du milieu

de son peuple; car l’âme de la chair est dans le sang; et moi je vous l’ai

donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes; car c’est le sang

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qui fait propitiation pour l’âme. C’est pourquoi j’ai dit aux fi ls d’Israël:

Personne d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne

au milieu de vous ne mangera pas de sang”. C’est pour cette raison que

les Juifs furent horrifi és d’entendre ce que Jésus leur disait à ce sujet.

Les deux symboles terrestres ne font toutefois qu’attirer l’attention

sur les choses spirituelles. Car Dieu ne peut d’une part interdire aussi

strictement l’usage du sang, et de l’autre en exiger l’usage par Ses

fi dèles. Celui qui prend part au pain et au vin confesse avoir part à

ce qui s’est passé au travers de la mort de la croix. C’est un repas “de

commémoration”. La rédemption n’a pas lieu lors du Repas du Seigneur:

elle a déjà eu lieu à Golgotha. Cependant, lors du Repas du Seigneur, la

rédemption nous est simplement remémorée et concrétisée.

Dans Jean 6 nous lisons le récit de la merveilleuse multiplication des

pains et comment une grande foule avait été rassasiée. Le lendemain,

comme les gens cherchaient Jésus, Il leur dit: “En vérité, en vérité, je

vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles,

mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.

Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste

pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui

que le Père, que Dieu a marqué de son sceau” “red-bold”>(Jean 6.26-27).

Il parlait de pain, de nourriture, de vie éternelle et ceux qui L’écou-

taient se souvinrent comment le peuple d’Israël de l’Ancien Testament

avait été nourri, c’est pourquoi ils lui dirent: “Nos pères ont mangé la

manne au désert, ainsi qu’il est écrit: Il leur a donné à manger du pain

venant du ciel” “red-bold”>(v. 31).

Jésus enchaîna sur cette pensée et leur dit: “En vérité, en vérité; je

vous dis: Moïse ne vous a pas donné le pain qui vient du ciel, mais mon

Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel. Car le pain de Dieu

est celui qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde. Ils lui dirent

donc: Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. Et Jésus leur dit:

Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim,

et celui qui croit en moi n’aura jamais soif” “red-bold”>(Jean 6.32-37). C’est une

réponse claire et nette qui ne laisse pas de place à l’ interprétation per-

sonnelle. Ainsi, comme nous mangeons du pain d’ici-bas et avons une

vie physique, de même nous faisons partie de Lui, qui est le Pain de Vie,

et nous vivrons éternellement.

Le Seigneur Jésus se présente Lui-même à nous comme étant le

Pain vivant descendu du Ciel, par Lequel la Vie éternelle, la Vie divine

est offerte au monde. Car Il fait ressortir ceci: “En vérité, en vérité, je

vous dis: celui qui croit en moi, a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de

vie. Vos pères ont mangé la manne au désert, et sont morts; c’est ici le

pain qui descend du ciel, afi n que quelqu’un en mange et ne meure pas.

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Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel: si quelqu’un mange

de ce pain, il vivra éternellement; or le pain aussi que moi je donnerai,

c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde” “red-bold”>(v. 47-51).

C’est ceci l’Evangile! Il s’est sacrifi é dans le corps de Sa chair afi n

que nous soyons délivrés de notre corps charnel et que nous recevions

la Vie éternelle. Le Pain divin n’est pas cuit sur terre, la nourriture

divine ne vient pas de main d’homme. Le Seigneur s’est sacrifi é et s’est

laissé crucifi er afi n que tous ceux qui croient à cette oeuvre de salut

pleinement accomplie reçoivent à travers Lui la Vie éternelle et soient

nourris spirituellement par Lui. Il est le Pain de Vie; nous sommes

devenus participants de Lui en Esprit, de même qu’Il est devenu par-

ticipant de nous dans la chair. Il nous a transportés de nouveau dans

Son Royaume.

Les Juifs se disputèrent entre eux et dirent: “Comment celui-ci peut-

il nous donner sa chair à manger?” “red-bold”>(Jean 6.52). Aujourd’hui, ce sont les

chrétiens qui se disputent à ce sujet. Comme nous l’avons déjà exposé,

il s’agit de l’Agneau de Dieu dont la vie a été sacrifi ée. Son Sang était

destiné à la réconciliation et devait être offert en sacrifi ce sur l’autel

pour les péchés. En Christ était la Vie divine. Celle-ci a été libérée au

travers de Sa mort et est accordée à tous ceux qui, par la foi, acceptent

le Salut de Dieu.

Ce que le Seigneur disait se rapportait entièrement à Ses souf-

frances et à Sa mort. Il s’agit de cette part spirituelle et divine que nous

avons en Dieu et que nous avons reçue au travers de Christ, le Crucifi é.

Par la nouvelle naissance nous devenons des fi ls et fi lles de Dieu. Paul

l’exprime ainsi dans Ephésiens 5.30: “… car nous sommes membres de

son corps, de sa chair et de ses os”. Humainement parlant, personne

n’est chair de Sa chair ou os de Ses os. Par nature nous sommes les

descendants d’Adam; seulement, au sens spirituel, nous sommes de-

venus une nouvelle création en Jésus Christ, notre Seigneur. En tant

que rachetés, nous avons été ramenés dans la communion de Dieu et

nous portons ici-bas déjà la Vie éternelle et divine dans notre âme. Pour

la raison humaine tout cela est une folie et c’est pourquoi lorsqu’ils

considèrent la Parole de Dieu, les gens retombent toujours dans leurs

propres idées. Les choses spirituelles cependant doivent être jugées de

façon spirituelle.

Le Seigneur Jésus est en fait beaucoup de choses: Il est le Chemin,

la Vérité et la Vie; Il est le Pain vivant; Il est la Lumière du monde; Il

est la Résurrection; Il est devenu pour nous tout en tous. Par Lui nous

voici transportés dans l’état divin. Jésus n’a pas interprété la Parole

de Dieu. C’est Lui qui L’a faite, et c’est en Lui et par Lui qu’Elle a

été accomplie. C’est pourquoi Il put dire: “Ma nourriture est de faire la

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volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre” “red-bold”>(Jean 4.34 ).

Celui qui prend part à la Sainte-Cène doit être prêt intérieurement

à faire la volonté de Dieu qui nous est montrée dans Sa Parole. Pour

pouvoir dire: “Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a

sauvé” il faut que la personne ait une relation personnelle avec Dieu.

Nous acceptons la Parole de Dieu, et avec Elle Christ, le Pain vivant

qui est descendu du Ciel. Son Sang agit effi cacement en nous car c’est

pour notre réconciliation et pour notre délivrance qu’Il a été versé. Il a

dit: “C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas comme les pères

mangèrent et moururent; celui qui mangera ce pain vivra éternellement”

“red-bold”>(Jean 6.58).

Après cette remarquable déclaration de Jean 6, plusieurs disciples

dirent: “Cette parole est dure, qui peut l’ouïr?”. En L’écoutant, même

ceux qui suivaient Jésus depuis un certain temps réagirent de façon

toute humaine, bien qu’Il leur parlât clairement du Pain descendu du

Ciel. Il vit leur détresse et leur dit: “C’est l’Esprit qui vivifi e; la chair

ne profi te de rien: les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont

vie” “red-bold”>(v. 63).

La révélation de ce que le Seigneur a dit ne peut venir que d’En-

Haut. Son discours sur le fait de manger Sa chair et de boire Son sang

a été et continue d’être un grand sujet de scandale. Il est écrit: “Dès

lors plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils ne marchaient plus

avec lui. Jésus donc dit aux douze: Et vous, voulez-vous aussi vous en

aller? Simon Pierre lui répondit: Seigneur, auprès de qui irions-nous?

Tu as les paroles de la vie éternelle: et nous, nous croyons et nous savons

que Toi, Tu es le Saint de Dieu” “red-bold”>(v. 66-69). Tous ceux qui suivent Jésus

ont ce même témoignage, qu’ils aient ou non compris ces paroles. Ils

croient et restent auprès du Seigneur qui conduit les Siens de révéla-

tion en révélation. La compréhension de ces choses leur sera donnée au

moment voulu.

En résumé nous pouvons dire ce qui suit concernant ce thème: L’acte

de rachat a eu lieu une fois pour toutes à la croix de Golgotha. Tous

ceux qui acceptent cela par la foi célèbrent la Sainte-Cène en souvenir

de l’oeuvre parfaitement accomplie. C’est en proportion du nombre des

participants que l’on cuit un pain qui ne contient aucun levain. Après

que ce pain ait été présenté devant l’assemblée et béni dans la prière,

il est rompu et tous ceux qui prennent part au Repas en mangent. S’il

en reste, quelques-uns en reprennent jusqu’à ce que tout soit mangé.

Ensuite la coupe contenant le vin rouge, produit du raisin, est pré-

sentée et bénie également dans la prière. Tous ceux qui ont déjà pris du

pain participent également à la coupe. Cela a lieu en souvenir de ce que

le Seigneur a sacrifi é Son corps et versé Son sang pour nous.

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Pour la Sainte-Cène, on doit s’en tenir à la manière de faire ordon-

née par le Seigneur. Là où cette ordonnance n’est pas observée, le culte

glisse facilement dans l’idolâtrie et ce qui est censé être la foi est en

fait de la superstition. Paul écrit: “Vous ne pouvez boire la coupe du

Seigneur et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table

du Seigneur et à la table des démons. Provoquons-nous le Seigneur à la

jalousie? Sommes-nous plus forts que Lui?” “red-bold”>(1 Cor. 10.21-22).

Paul se réfère très certainement à Lévitique 17 dans lequel les pres-

criptions concernant l’offrande des victimes furent données au peuple

de Dieu. Aux versets 3-7 il est clairement indiqué ce qu’est l’idolâtrie et

de quelle manière devait avoir lieu un sacrifi ce agréable à Dieu. Il est

dit: “… afi n que les fi ls d’Israël amènent leurs sacrifi ces qu’ils sacrifi ent

dans les champs, qu’ils les amènent à l’Eternel, à l’entrée de la tente

d’assignation, vers le sacrifi cateur, et qu’ils les sacrifi ent en sacrifi ces

de prospérité à l’Eternel. Et le sacrifi cateur fera aspersion du sang sur

l’autel de l’Eternel, à l’entrée de la tente d’assignation, et en fera fumer

la graisse en odeur agréable à l’Eternel; et ils ne sacrifi eront plus leurs

sacrifi ces aux démons après lesquels Ils se prostituent. Ceci sera pour

eux un statut perpétuel, en leurs générations” “red-bold”>(Lév. 17.5-7).

Dieu avait donné des ordres et des instructions précis sur ce qui

devait être fait, et de quelle manière on devait le faire. Les Israélites

étaient persuadés avoir accompli correctement leurs sacrifi ces envers

l’Eternel, bien que n’ayant fait que ce qui leur plaisait. Cependant Il

leur fi t dire clairement que, pour Lui, seuls étaient valables les sacri-

fi ces immolés de la manière déterminée et dans le lieu qu’Il avait des-

tiné à cela. Toute autre manière était considérée comme un sacrifi ce

fait aux démons.

Celui qui appartient au peuple de Dieu ne peut pas faire ce qu’il

veut, comme il veut, quand il veut et où il veut. Cela doit se passer exac-

tement selon l’ordonnance de Dieu, sinon ce n’est pas à Lui que cela est

présenté, mais aux démons qui infl uencent les gens à chercher leur bon

plaisir et à désobéir. Cela concerne aussi le Repas du Seigneur. En tant

qu’apôtre, Paul, éclairé de Dieu, a exposé cela clairement. Il ne voulait

pas que des croyants se trouvant sous l’infl uence de démons prennent

part à la table du Seigneur.

A l’époque des apôtres il n’y avait aucune dispute concernant le

Repas du Seigneur. Le Seigneur Jésus avait donné l’instruction et les

croyants célébraient le Repas conformément à cela. Ils appelaient cela

simplement “rompre le pain”, comme il est écrit dans les Actes 20.7:

“Et le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour

rompre le pain…”.

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La notion de “rompre le pain” indique que les disciples attachaient

beaucoup d’importance à ce que le Repas soit célébré de la même façon

que le Seigneur le leur avait ordonné et avait Lui-même pratiqué. Il est

écrit: “Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres,

dans la fraction du pain et les prières” “red-bold”>(Act. 2.42).

Tous ceux qui appartiennent vraiment à l’Eglise du Dieu vivant

reviendront à la Parole en ce qui concerne la doctrine et la façon de

pratiquer. Ils rangeront toutes choses à leur juste place et se laisseront

eux-mêmes ranger à leur place. Ils ne donnent ni n’acceptent aucune

propre interprétation. Ce qui a de la valeur pour eux est uniquement

ce que dit la Parole. C’est pourquoi la vraie Eglise célèbre le Repas du

Seigneur “en souvenir”, et non pas pour le pardon des péchés. Il n’y a

aucun passage dans les Saintes Ecritures disant que les péchés sont

pardonnés en prenant part au Repas du Seigneur. Là où cela est ensei-

gné, on fait dépendre le salut d’une pratique religieuse.

Le Royaume de Dieu, maintenant encore, se fraie un chemin avec

puissance. L’Evangile de Jésus Christ, notre Seigneur crucifi é et res-

suscité, revient au centre de la prédication et chaque prescription de

la Parole est suivie avec obéissance. De cette façon l’Eglise se trouve

replacée dans la position de grâce qu’elle avait au commencement.

Notre Seigneur est le Premier et le Dernier, oui, Il est le même hier,

aujourd’hui et éternellement. Heureux sont tous ceux qui accordent, à

Lui-même et à Sa Parole, la première place et qui Le reconnaissent en

tant que Seigneur en agissant selon ce qu’Il leur a ordonné.

*****

***

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LE LAVAGE DES PIEDS

Après nous être occupés du Repas du Seigneur, nous devons en ve-

nir brièvement au lavage des pieds. Avant de nous tourner vers le texte

correspondant du Nouveau Testament, considérons un instant ce qui

fut ordonné aux sacrifi cateurs de l’Ancien Testament: La cuve d’airain

devait, selon l’ordre divin, se trouver entre la Tente d’assignation et

l’autel des sacrifi ces. “… et Aaron et ses fi ls y laveront leurs mains et

leurs pieds” “red-bold”>(Ex. 30.19). Avant d’avoir fait cela, il leur était interdit de

pénétrer à l’intérieur de la tente d’assignation. Dans le Nouveau Tes-

tament, les vrais croyants forment un “saint sacerdoce”. Nous devons

nous approcher de Dieu avec une sainte crainte et respecter pleinement

Sa Parole en toutes choses.

Il est écrit dans Jean 13.3-10: “Jésus, sachant que le Père lui avait

mis toutes choses entre les mains, et qu’il était venu de Dieu, et s’en allait

à Dieu, se lève du souper et met de côté ses vêtements; et ayant pris un

linge, il s’en ceignit. Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver

les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il

vient donc à Simon Pierre; et celui-ci lui dit: Seigneur, me laves-tu, toi,

les pieds? Jésus répondit et lui dit: Ce que je fais tu ne le sais pas main-

tenant, mais tu le sauras dans la suite. Pierre lui dit: Tu ne me laveras

jamais les pieds. Jésus lui répondit: Si je ne te lave, tu n’as pas de part

avec moi. Simon Pierre lui dit: Seigneur, non pas mes pieds seulement,

mais aussi mes mains et ma tête. Jésus lui dit: Celui qui a tout le corps

lavé n’a besoin que de se laver les pieds…”.

Aussi longtemps que nous considérons ce texte comme un simple

compte-rendu, nous ne nous sentons pas concernés. A l’époque le Sei-

gneur parlait à ceux qui étaient auprès de Lui. Aujourd’hui Il nous

parle par la même Parole. Nous devons nous mettre à la place de Pierre

qui demandait: “Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds?” et à qui le Sei-

gneur répondit: “Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le

sauras dans la suite”. Pierre renforce sa décision en Lui disant: “Tu ne

me laveras jamais les pieds”. Il ne voulait pas que le Seigneur s’humilie

ainsi devant lui en accomplissant envers lui un service aussi mépri-

sable. Cependant le Seigneur et Maître donna là à Ses disciples une

leçon pratique “red-bold”>(Mat. 20.26): “Mais quiconque voudra devenir grand

parmi vous sera votre serviteur”. Le Seigneur les servit avec humilité et

en s’abaissant complètement. Il enleva Ses vêtements, se ceignit d’un

linge et, se baissant, se chargea de la tâche d’un esclave de la maison.

C’était un exemple pour Ses disciples, en ce que chacun devait considé-

rer l’autre comme étant plus grand que lui-même. A cette occasion Il le

leur a démontré par une leçon toute pratique.

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Lorsque le Seigneur dit à Pierre: “Si je ne te lave, tu n’as pas de

part avec moi”, l’apôtre fut saisi de frayeur et s’écria: “Seigneur, non

pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête!”. Comment

devons-nous comprendre que sans cela il n’aurait eu aucune part avec

Lui? Est-ce que n’importe qui peut avoir une part avec le Seigneur sim-

plement par le lavage des pieds? Non, il s’agit de l’obéissance que nous

devons à notre Seigneur et de notre service les uns envers les autres.

Peu importe combien un ordre, un appel ou une ordonnance du Sei-

gneur nous paraissent insignifi ants, nous devons les accomplir dans la

foi comme des enfants, sans demander ni le pourquoi ni le comment;

car si nous ne le faisons pas, nous interrompons la relation avec Celui

qui les a donnés. La force d’une chaîne se mesure à son maillon le plus

faible. Il nous a été demandé de prendre au sérieux chaque mot, chaque

ordre et d’agir d’après cela.

Depuis le verset 12 il est dit: “Quand donc il eut lavé leurs pieds et

qu’il eut repris ses vêtements, s’étant remis à table, il leur dit: Savez-

vous ce que je vous ai fait? Vous m’appelez maître et seigneur, et vous

dites bien, car je le suis: si donc moi, le seigneur et le maître, j’ai lavé

vos pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

Car je vous ai donné un exemple, afi n que, comme je vous ai fait, vous

aussi vous fassiez. En vérité, en vérité, je vous dis: l’esclave n’est pas plus

grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé.

Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites”.

Les paroles du Maître sont claires et sans équivoque: “Si donc moi,

le seigneur et le maître, j’ai lavé vos pieds, vous aussi vous devez vous

laver les pieds les uns aux autres”. Il n’y a rien à expliquer ni à inter-

préter à ce propos. Lorsque le Seigneur dit que nous devons nous laver

les pieds les uns aux autres, et même insiste en disant: “… vous aussi,

vous devez vous laver les pieds les uns aux autres”, c’est qu’Il l’entend

bien ainsi. Ceci n’a rien à voir avec la coutume orientale. Cette dernière

était bien connue de tous, du Seigneur et Maître également. Il dit très

clairement: “Car je vous ai donné un exemple, afi n que, comme je vous

ai fait, vous aussi vous fassiez”. C’est une directive claire qui ne permet

aucun si et aucun mais. Le Seigneur souligna encore cet ordre par les

mots suivants: “En vérité, en vérité, je vous dis: l’esclave n’est pas plus

grand que son seigneur, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé”.

Chaque fois que le Seigneur utilise cette expression “en vérité,

en vérité”, nous devrions y porter une attention particulière car c’est

comme s’Il voulait faire ressortir quelque chose qui mérite notre atten-

tion. C’est ce qu’Il fait dans Jean 13 à plusieurs reprises.

En fait, il n’y a pas beaucoup à dire concernant le lavage des pieds.

A l’époque des premiers chrétiens, cela devait être tellement normal de

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le pratiquer qu’on ne trouve presque rien qui nous soit rapporté à ce

sujet dans les Saintes Ecritures. Paul reprit ce thème courtement une

fois encore lorsqu’il détermina les conditions d’admission sur le rôle des

veuves. Il est dit à ce sujet: “… ayant le témoignage d’avoir marché dans

les bonnes oeuvres, si elle a élevé des enfants, si elle a logé des étrangers,

si elle a lavé les pieds des saints, si elle a secouru ceux qui sont dans la

tribulation, si elle s’est appliquée à toute bonne oeuvre” “red-bold”>(1 Tim. 5.10).

Nous avons démontré, Bible en mains, que le Seigneur Jésus a éta-

bli et nous a donné en exemple le lavage des pieds. C’est pourquoi au-

cune personne vraiment sincère ne discutera ou ne donnera d’interpré-

tations qui conduiraient à ne pas observer ces choses, mais au contraire

fera ce qu’Il commande. La Parole de Dieu devrait être tellement sainte

pour chaque croyant qu’il devrait être prêt à accomplir aussi le moindre

des commandements. A de tels croyant s’adressent les paroles que le

Seigneur a dites en conclusion de ce thème: “Si vous savez ces choses,

vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez”. La bénédiction du

Seigneur repose depuis le commencement jusqu’à la fi n sur ceux qui

mettent la Parole en pratique. Puisse le Seigneur faire de nous de telles

personnes qui marchent dans Ses voies et font tout ce qu’Il a commandé.

*****

***

*

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